Cultures et développement

Deux conceptions s'opposent sur la relation entre culture et développement :

la première soutient que la culture peut être un obstacle au développement et que le progrès de certaines sociétés peut se voir conditionné à un changement culturel.

La seconde considère au contraire que les traits culturels sont par essence plastiques et qu'ils s'adaptent à des déterminants plus fondamentaux tels que la technologie ou les facteurs économiques.

Entre ces deux visions extrêmes, une autre approche peut trouver sa place en mettant en valeur les effets d'influences réciproques et de relations de consolidation mutuelle entre culture et développement, les différents chemins de développement ou trajectoires possibles en fonction de l'histoire propre à chaque société et de la manière dont celle-ci s'inscrit dans ses institutions.

La question se pose alors de la manière dont une politique publique est susceptible d'accélérer le progrès économique et le changement culturel vus comme deux forces qui agissent de concert sur les sociétés.

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MONDIALISATION ECOLOGIQUE :

Un rendez-vous écologique manqué pour un fabuleux investissement européen gâché et/ou oublié depuis 1956 en RDC.

Le projet du barrage INGA dans toutes ses phases de mise en application, certes pharaonique,   aurait pu être le vecteur d'une émancipation énergétique de l'Afrique, un outil de croissance et de développement hors du commun pour la RDC ainsi que les pays environnant.

Une vitrine pour l'Afrique francophone, un fleuron pour la collaboration des peuples et un magnifique symbole pour l'image de l'inter culturalité.

Voir l'article complet : Grand INGA.pdf

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DÉCHETS : OPPORTUNITÉS DE GREEN BUSINESS ET D'EMPLOIS VERTS EN AFRIQUE 

Il existe de nombreuses opportunités de création d'entreprises dans le domaine des déchets en Afrique et plus globalement de l'économie verte.                                                          

 « Economie verte et enjeux sociaux : Eradication de la pauvreté, emplois verts, santé et gestion des déchets » était le thème de la première table ronde de la Conférence Africaine de Haut Niveau sur l'Economie Verte qui s'est tenue le 22 et 23 février à Oran (Algérie). Eriger la problématique écologique au sommet de l'agenda des Ministres Africains de l'Environnement, n'est que logique. Mais on attend surtout de la pratique et de
l'innovation.

Pour passer à l'action, il faudra probablement une révolution. Dans son intervention à Oran, le représentant de la Banque Africaine de Développement a indiqué que « Si l'Afrique a raté la révolution industrielle, elle ne doit pas rater la révolution écologique ».

Faire du business écologique n'est-ce pas logique dans une Afrique en pleine mutation exposée aux chocs 

Mais pour éviter les chocs et réussir la double révolution industrielle et écologique, il faut une évolution des mentalités.
Les déchets ne sont pas une fatalité mais offre des opportunités. Les déchets peuvent rester une fatalité si les pollueurs ont un sentiment d'impunité. Pour éviter cette erreur appliquons donc le principe pollueur - payeur.

C'est aussi une erreur de ne pas transformer les déchets en opportunités. Pour faciliter l'évolution des mentalités dans l'optique de cette double révolution, le renforcement des capacités est indispensable.
C'est également impensable de constater encore aujourd'hui le manque d'approche globale en matière de gestion des déchets ainsi que l'absence d'identification des opportunités de création d'éco entreprises et d'emplois verts.

Comment ne pas avoir d'inquiétude face à ce manque d'étude sur le green business etl'économie verte en Afrique ? Pourtant, à la vue de certaines statistiques, on sourit.

En Algérie, une étude sur l'économie verte sur cinq filières (énergies renouvelables, gestion des déchets, gestion de l'eau, services à l'environnement, espace vert et bâtiment vert) conclut qu'on pourrait passer de 447 962 emplois verts ou verdis en 2012 à près de 1 421 619 à l'horizon 2025.
A l'horizon 2025, le nombre d'emplois verts ou verdis dans le secteur de la récupération et la valorisation des déchets serait de 161 180 contre 23 848 en 2012. Selon le rapport What a Waste : A Global Review of Solid Waste Management, de la Banque Mondiale l'Afrique Subsaharienne et MENA (Moyen-Orient Afrique du Nord)
représentent respectivement 5 et 6 % de la production mondiale des déchets solides dans le monde. 

Par jour l'Afrique Subsaharienne produit environ 169 119 000 tonnes de déchets et MENA 173 545 000 tonnes.

Mais en 2025 la population urbaine sera de 518 millions d'habitants avec une production de déchets qui passera à 0,85 kg par personne. Ce qui donne un total journalier de 441 840 000 tonnes de déchets.
Pour MENA la production annuelle va passer de 1,1 kg/personne/jour à 1,43 pour un total de 369 320 000 tonnes / jour pour les 257 millions de personnes en zone urbaine en 2025.

Une attention particulière devrait également être portée aux Déchets d'Équipements Électriques Électroniques (DEEE).

D'après le rapport de l'ONU, DEEE ? Où en sommes-nous en Afrique ? La consommation intérieure est à l'origine de la majorité (jusqu'à 85 %) des DEEE en Afrique de l'Ouest. L'ONU a focalisé son analyse sur cinq pays : Bénin,
Côte d'Ivoire, Ghana, Libéria et Nigeria.

Il en ressort que 650 000 à 1 000 000 de tonnes de déchets électroniques issus de la consommation intérieure sont produits chaque année et doivent être gérés afin de protéger la santé et l'environnement de la région. 


Autant d'opportunités de green business et de création d'emplois verts ou de verdissement des emplois.
Le projet de transformation de la décharge de Oued Smar en un gigantesque parc national a été décidé par un arrêté interministériel à l'initiative des ministères de l'Intérieur, de l'Agriculture et de l'Environnement.
Le parc s'étalera sur une superficie de 204 hectares en plus de l'espace de la décharge qui est de 50 hectares. L'enveloppe dégagée pour ce projet est de l'ordre de 6,5 milliards de dinars (environ 3 milliards d'euros).

Et si l'Algérie devenait la locomotive africaine de l'économie verte et du green business ?
Dans le pays, il faudra dans tous les cas compter avec la ville d'Oran.

Après Los Angeles, Genève, Rio et Pékin, elle vient d'être choisie comme cinquième ville pilote de la région du bassin méditerranéen pour le projet « zéro déchet » de l'association R20.
 

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Crise grave de l'apprentissage en Afrique subsaharienne :

 

Le rapport mondial de suivi de l'Education pour 2013/2014 intitulé « Enseigner et apprendre : Atteindre la qualité pour tous » a été présenté le 29 Janvier 2014 au cours d'une réunion de haut niveau à Addis-Abeba (Ethiopie)

Le constat sévère indique que plus de la moitié des enfants n'apprend pas les bases des apprentissages de la primaire, que quatre enfants sur cinq atteignent la fin de l'école primaire en n'ayant pas acquis les bases en lecture et en mathématiques et plus d'un tiers n'atteindra pas la quatrième année de scolarisation.

Le Rapport mondial sur le suivi sur l'Éducation pour tous est le principal instrument d'évaluation des progrès réalisés, à l'échelle mondiale, dans la réalisation des six objectifs de l'EPT* définis à Dakar. Il mesure les progrès, identifie les réformes politiques efficaces et les meilleures pratiques qui ont cours dans tous les domaines touchant à l'EPT*. La publication met également en lumière les problèmes émergents et s'attache à promouvoir la coopération internationale en faveur de l'éducation.

*L'EPT : Développé par une équipe indépendante et publié par l'UNESCO, le Rapport mondial de suivi sur l'Éducation pour tous est une référence qui vise à informer, influencer et à soutenir un véritable engagement envers l'éducation pour tous.
 
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Le forum de Dakar pour l'éducation pour tous :

Le Forum mondial sur l'éducation, qui s'est tenu à Dakar (Sénégal) en avril 2000, fut le premier et le plus important événement en matière d'éducation à l'aube de ce nouveau siècle. En adoptant le Cadre d'action de Dakar, les 1 100 participants au Forum ont réaffirmé leur engagement de parvenir à l'Éducation pour tous d'ici à l'an 2015.

Ce forum s'est appuyé sur des cadres d'action publiés lors de la Conférence de l'Afrique subsaharienne sur l'éducation pour tous (Johannesburg, Afrique du sud, 6-10 décembre 1999).

Le rapport final du forum mondial sur l'éducation et le document présentant les cadres d'action : « L'éducation pour tous, tenir nos engagements collectifs », fournissent des précisions sur chaque objectif et chaque stratégie en tenant compte des nombreuses suggestions formulées avant et pendant le Forum mondial sur l'éducation, et plus particulièrement lors des 24 séances de stratégie.

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Festival national des arts et cultures : FESNAC

La dynamique de la diversité culturelle sera poursuivie par le nouveau directeur du Service Festival national des arts et cultures (Fesnac) :  Mahmadou Rassoul Seydi.
Dans l'organigramme du ministère de la Culture, le Fesnac a pour mission d'encourager l'expression des spécificités culturelles et artistiques de la Nation, tout en mettant en exergue leurs éléments de convergence pour la sauvegarde de l'unité nationale.

Le directeur du Fesnac entend s'inscrire dans une continuité dans la politique de diversité culturelle, un des axes prioritaires du ministre Abdoul Aziz Mbaye. Forte recommandation issue du colloque sur « Les convergences culturelles au sein de la Nation sénégalaise », convoqué à Kaolack en 1994, le Fesnac est constitué d'un Conseil scientifique et d'un Comité national d'organisation (Cno).

Les objectifs du Fesnac se déclinent en termes de restitution du patrimoine culturel dans sa richesse mais aussi dans son dynamisme et son évolution : enracinement et ouverture (apprendre à se connaître pour mieux s'ouvrir aux autres cultures). Ce festival vise à permettre aux Sénégalais de mieux se connaître, de découvrir tout ce qui les rapproche et de contribuer ainsi à la consolidation de l'unité nationale. Autre mission du Fesnac, réunir tous les Sénégalais autour des richesses culturelles afin de susciter le sursaut national. Le Fesnac qui en est à sa 8ème édition est une manifestation biennale dont la première édition s'est tenue à Thiès en 1997, et la dernière en janvier 2012 à Saint-Louis.

Sommet de la Francophonie

Après Kinshasa, Dakar, la capitale sénégalaise accueillera le prochain sommet de la Francophonie (les 29 et 30 novembre 2014). Le pays a un an pour tout préparer. A Dakar, la construction d'un grand centre des Congrès a commencé dés novembre 2013.

Le Sommet se réunit tous les deux ans. Il est présidé par le chef d'Etat ou de gouvernement du pays hôte du Sommet jusqu'au Sommet suivant. Il statue sur l'admission de nouveaux membres de plein droit, de membres associés et de membres observateurs à l'OIF. Le Sommet définit les orientations de la Francophonie de manière à assurer son rayonnement dans le monde, dans un Cadre stratégique décennal. Il adopte toute résolution qu'il juge nécessaire au bon fonctionnement de la Francophonie et à la réalisation de ses objectifs. Il élit le Secrétaire général de la Francophonie.

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Culture et développement durable            

 

Article publié dans Équité sociale

Culture et développement durable
                 

La culture est l'ensemble des mœurs, des traditions, des croyances, des valeurs intellectuelles, spirituelles et affectives, des normes formelles et informelles influençant la façon de percevoir et d'agir sur le monde, caractérisant un groupe particulier de personne et souvent lié à une région géographique ou un groupe social.

La culture offre une dimension éthique au développement humain.

Selon la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l'UNESCO, la diversité culturelle est considérée comme un « patrimoine de l'humanité ».

Selon l'UNESCO, « la culture crée un monde riche et varié qui élargit les choix possibles, nourrit les capacités et les valeurs humaines, et est donc un ressort fondamental du développement durable des communautés, des peuples et des nations ».

La diversité culturelle est une grande richesse pour les individus et les sociétés. La protection, la promotion et le maintien de la diversité culturelle sont une condition essentielle pour un développement durable au bénéfice des générations présentes et futures.

La culture fait partie du développement durable, au point que la Commission Française du Développement Durable (CFDD) propose de faire de la culture le quatrième pilier du développement durable aux côtés de l'économie, du social et de l'environnement.

 

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ÉCO-RESPONSABILITE ET RSE DANS LA CHAÎNE D'APPROVISIONNEMENT AFRICAINE

Lors de l'achat de la matière et des produits indispensables à son activité, l'entreprise achète également les déchets directement sous forme d'emballage ou des sous-produits de transformation.

De la conception à l'analyse du cycle de vie, au bilan carbone et jusqu'à l'internalisation des externalités environnementales, le donneur d'ordre par son acte d'achat peut et doit impacter les modes de production et de distribution chez ses fournisseurs.Cette notion est d'autant plus importante qu'avec le durcissement de la réglementation, les entreprises sont de plus en plus contraintes à traiter leurs déchets et à mettre en place des actions de gestion de l'environnement.

C'est le cas de bon nombre d'entreprises qui sont confrontées à la problématique d'élimination des déchets plastiques ou autres provenant des emballages liés directement à leurs fournisseurs. Une politique d'achat responsable permettra un dialogue avec cette partie prenante sur les alternatives à ce type d'emballages.

Cette corrélation entre l'acte d'achat et l'environnement sera étendue à l'ensemble des autres questions centrales de la Responsabilité Sociétale des Entreprises, d'autantque la chaîne d'approvisionnement est une séquence d'activités ou d'acteurs qui fournit des produits ou services à l'entreprise.

Toute action d'amélioration de la RSE chez le fournisseur se répercute chez le donneur d'ordre.

D'après l'Agence Française de Normalisation (AFNOR), la mise en œuvre d'une démarche d'achats responsables poursuit plusieurs objectifs dont les bénéfices sont indiscutables pour l'organisation en général et pour la performance du processus achats en particulier à savoir :

· Mieux connaître ses fournisseurs pour mieux maîtriser les risques sur les trois dimensions du développement durable.

· Saisir de nouvelles opportunités de réduction de coûts, tout au long du cycle de vie des produits ou services achetés.

· Pouvoir évaluer la pertinence des offres en matière de développement durable.


Les enjeux en matière d'achats responsables sont énormes pour les entreprises à cause de la pression des parties prenantes aussi bien à l'international que sur le continent.
En 2011, les Principes directeurs de l'OCDE à destination des multinationales ont intégré les droits de l'Homme et l'élargissement de la RSE à la chaîne d'approvisionnement.
Toute entreprise qui s'appuie sur la norme ISO 26000 pour sa stratégie RSE est quasiment contrainte d'intégrer la prise en compte de la RSE dans sa chaîne d'approvisionnement et de valeur.


Les législations occidentales sur la RSE exigent le reporting extra financier.  Mais la véritable pression sur les multinationales vient des consommateurs et des ONG.

« Le consommateur français et européen ne peut pas accepter que les haricots verts en provenance, du Kenya et du Cameroun, soient produits dans des conditions sociales et environnementales déplorables. Nous sommes donc obligés de demander à nos fournisseurs africains de prendre en compte la RSE mais ils ne comprennent pas forcément l'intérêt. De plus notre partenaire camerounais travaille avec près de 15 000 agriculteurs. Au Kenya ils sont deux fois plus nombreux. Comment assurer la traçabilité dans toute la chaîne ? »

L'implémentation de la RSE dans la chaîne d'approvisionnement dans le contexte africain où l'informel est parfois la norme sera un défi d'avenir et pourvoyeur d'emploi vert.
De l'agro-industrie aux mines en passant par le transport et les télécoms, tous les secteurs d'activités sont concernés par les achats durables.
Face aux obligations de reporting, aux risques pour leur réputation et aux opportunités de réduction des coûts, les filiales de multinationales sont contraintes non seulement d'implémenter la RSE mais de l'élargir à leurs chaînes d'approvisionnement.

Mais l'informel, les délais de paiement, la formation des sous-traitants et leur accompagnement dans la dynamique RSE sont les questions centrales à intégrer en Afrique.
Pour les PME et TPE africaines, cet engagement des Multinationales permettra à celles proactives non seulement de consolider leurs parts de marché avec ces donneurs d'ordre mais aussi d'en gagner auprès des organisations désormais sensibles aux pratiques RSE des partenaires.

Mais pour celles réactives, la perte des contrats et la fonte de leur chiffre d'affaires seront de bons indicateurs de leur manque d'anticipation.

La prochaine norme sur les achats responsables, en cours de préparation, servira de catalyseur de la dynamique RSE entre les donneurs d'ordres et leurs chaînes d'approvisionnement.

 

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