38.000 réfugiés africains vont devoir quitter Israël d'ici fin mars

07/01/2018 11:07


AFP PHOTO / ACTIVE STILLS / OREN ZIV

Israël souhaite trouver rapidement une solution pour les réfugiés installés illégalement dans le pays. Dans ce sens, chaque réfugié illégal s'est vu offrir une prime allant jusqu'à 3.500 dollars pour quitter le pays.

Parallèlement, ces réfugiés recevront un billet d'avion gratuit afin de pouvoir rejoindre leur pays d'origine ou une autre destination. Les autorités ont déclaré que les réfugiés illégaux se trouvant encore sur le territoire israélien après la fin mars seraient arrêtés et incarcérés.

Actuellement, il y a en Israël environ 38.000 réfugiés africains. Selon le Premier ministre israélien, la barrière de séparation, achevée en 2013 le long de la frontière avec l'Egypte, a permis de stopper les flux migratoires illégaux.

Selon les chiffres du gouvernement israélien, quelque 60.000 migrants africains ont réussi auparavant à passer la frontière. La plupart d'entre-eux viennent d'Érythrée et du Soudan. Ces migrants expliquent qu'ils cherchent à échapper dans leur propre pays à la guerre et à la persécution ainsi qu'aux difficultés économiques. Toutefois, Israël les traite comme des réfugiés économiques.

Sécurité

Selon Netanyahou, 20.000 réfugiés illégaux ont déjà été expulsés d'Israël. Certains de ses réfugiés vivent depuis plusieurs années dans le pays et exercent des emplois souvent mal payés dont les Israéliens ne veulent pas, explique l'agence de presse Reuters.

Nombreux sont les réfugiés concernés qui ont déposé une demande d'asile. Cependant, jusqu'à présent, Israël n'a accordé l'asile qu'à 1% des demandeurs d'asile et la liste des demandes est particulièrement longue.

Des groupes de défense des droits de l'homme accusent l'Etat de retarder volontairement les procédures de demandes d'asile. En outre, des demandes légitimes seraient rejetées. Pour le moment, environ 1.400 réfugiés séjourneraient en centre fermé.

Netanyahou a déclaré qu'il considérait la présence de réfugiés comme une menace pour le tissu social d'Israël et le caractère juif de l'Etat israélien. Un ministre de son gouvernement les a même qualifiés de cancer.

Les réfugiés illégaux qui ne peuvent pas ou ne veulent retourner dans leur pays d'origine seront envoyés dans des pays comme le Rwanda ou l'Ouganda. Selon plusieurs organisations, la mesure du gouvernement israélien s'apparente à du trafic d'êtres humains.

« Aujourd'hui, nous tenons notre promesse de restaurer le calme, le sentiment de sécurité et l'ordre public », a encore déclaré le Premier ministre israélien.