ANIMISME, MASQUES, SHAMANISME réalité occidentale ?

20/02/2014 14:19

Les peuples de l'Europe Antiques étaient beaucoup plus fanatiques des masques et du rituel religieux que vous ne le suspecteriez aujourd'hui. Le port du masque et le shamanisme faisaient partis de la vie quotidienne dans les traditions  antiques d'Europe occidentale.

Il y existe beaucoup de mythes et histoires qui abondent au sujet des shamans tribaux africains et nord américains mais peu sont connus sur les pratiques des peuples européens antiques avec le rituel du masque ou la magie en générale.

C'est en cela que de découvrir des similitudes entre les peuples partout dans le monde et ceux qui proviennent du sol européen, est une découverte de croyance intrigante, passionnante mais au combien réelle.

Le lien moins évident des sociétés européennes avec le shamanisme ou le rituel religieux que par exemple les coutumes indiennes indigènes nord-américaines est que  l'activité magique dans le passé était pratiquée de manière cachée par les peuples européens,  l'église ayant développé dans la vie des personnes une  dominance jetant dehors n'importe quel rituel païen.

L'animisme ou ce que nous pouvons citer comme tel n'avait plus court jusqu'aux années soixante, avant que les Américains n'éprouvent  un regain d' l'intérêt pour le shamanisme et son folklore portés en cela par la vague hippies.

Pour beaucoup il est alors devenu notoire qu'il existait une version européenne de la pratique de la magie et du port de masque. Il y existe beaucoup d'informations vérifiables sur les racines de ces pratiques dans les civilisations d'Europe occidentale.

« L'esprit, sinon les exacts pratiques du shamanisme ont été transmises depuis des générations en Europe sous couvert de traditions orales ancestrales », écrit sur le sujet, Leigh Ann HUSSEY. Les preuves les plus anciennes des cérémonies impliquant des masques ont été trouvées dans la caverne des Trois Frères en France où les
peintures rupestre d'une scène du Paléolithique dépeignaient  l'animisme européen originel.

IanBRACEGIRDLE, un expert en matière de masque, décrit la scène : « Une figure centrale se tient portant sur la tête les bois d'un cerf commun. Il se tient, comme un shaman, entouré d'animaux ». Les animaux sont importants dans la culture animiste. Certains des animaux représentés sur les fresques de la caverne ne font plus partis de l'écosystème de la région (Bouquetins, rennes, bisons et chevaux). Le shaman, parce que c'est ce qu'il semble être, représente une figure humaine debout parmi de la nourriture potentielle. On croit que la caverne paléolithique servait d'endroit de rite initiatique pour les chasseurs. Le Shaman servait de communiquant entre les humains, les esprits des morts, les animaux, la nature et les éléments.

C'est la représentation la plus évidente que nous ayons de la croyance animiste de nos ancêtres, elle remonte à 10.000 ans et est accompagnée d'une abondance de mythes et d'histoires montrant des pratiques identiques et ce de part le monde.

Le symbolisme général qui unit les masques autour du globe, montre qu'il y a des similitudes saisissantes entre les cultures antiques européennes, celles de la côte occidentale Pacifique de l'Amérique du Nord et les traditions tribales d''Afrique. Les symboles qui unissent ces différentes cultures sont la fertilité, l'animal chassé, les ancêtres, ainsi que certains rites, circoncision, danses, chants, cannibalisme vrai et symbolique etc.

Ces rites et croyances pratiqués pour entrer en communication avec le monde des esprits, la nature afin d'obtenir des conseils auprès des puissances occultes, pour apaiser les dieux ou les ancêtres sont les idées
les plus communes accompagnants l'animisme. Peu de ces rite et croyances sont passés de génération en génération, sous une forme ou une autre, mais parmi  ceux qui ont subsisté il reste les festivités liées à la nature, aux changements des saisons, les traditions que nous avons toujours connues.

Le shamanisme occidental a été fort méconnu avant qu'il ne soit mis sous les feux de la rampe en 1960 par l'expert incontesté dans ce domaine, le défunt Mircea ELIADE, historien des religions qui a enseigné à la 
Sorbonne et plus tard à l'université de Chicago.

Il a décrit le Shamanisme, ou la « sorcellerie » comme étant plus un rite, une technique qu'une religion. Le Shamanisme, dit-il, n'est pas exclusivement réservé aux hommes les shamans, les guérisseurs, les magiciens se sont pas exclusivement  des hommes. C'est la conclusion des études qu'il a faite autour du monde liées à ce
phénomène et publiées dans son livre `Shamanisme, Techniques archaïques d'extase'.

Il croit que les shamans ne sont pas identiques à des prêtres mais qu'ils ont pu coexister avec eux ou même avoir accompli des fonctions sacerdotales aussi bien que shamaniques. Un shaman était plus un mystique qu'un prêtre ou un ministre. Un shaman « n'est pas un possédé », indique Eliade, le shaman est un guide qui communique avec les éléments, l'autre monde il est une passerelle entre conscient et inconscient grâce à la transe. Le shaman n'est pas l'instrument des religieux. Les shamans traditionnels guérissent des personnes
par leurs transes, accompagnent les âmes des morts vers l'au-delà, et communiquent avec les dieux. « Cette petite élite mystique dirige non seulement la vie religieuse mais est la gardienne de la communauté des âmes. »

De nos jours les carnavals où vous pouvez voir des masques portés dans des cortèges dans lesquels des géants et des sorcières sont montrés. Ceux-ci et d'autres mascarades sont parmi les liens réels plus puissants que nous avons encore avec le rituel antique de sorcellerie ou de shamanisme.

Les contes pour enfants, les légendes, les récits folkloriques, sont également des liens évidents à la culture animiste. Les dragons sont l'exemple des créatures s'immisçant  de chaque parcelle de l'imaginaire issu du
vieux folklore et de la mythologie, tout droit dans des histoires des temps modernes. Les descriptions de la bienveillance de la bête changent du souffle espiègle (de la chanson de Peter Pan) au brouillard sinistre dans le Hobbit de J.R.R. TOLKIEN. Les légendes babyloniennes dépeignent la reine de l'obscurité comme un dragon mi femme mi animal.

La belle au bois dormant de Walt Disney comporte une bataille homérique entre le prince Phillip incarnation du bien et le mal absolu incarné par la sorcière au sujet d'une malédiction que seul trois fées peuvent ôter.

De même, le mythe germanique « L'Anneau de Nibelungen » culmine avec la bataille entre Siegfried et le Fafnir, quis'est transformé en dragon dans un effort pour devenir plus effrayant.

Notre réaction aux caractéristiques physiques du dragon est un autre élément que nous partageons et qui nous relie à nos ancêtres.

Autour du monde ces bêtes sont typiquement dépeintes en tant que lézards énormes, plus grands que des éléphants en moyenne.

 Les longs crocs sont courants de même que les têtes jumelles de  longueur variable. Les cultures occidentales incluent généralement des ailes donnant au dragon les possibilités de vol.

Mais les dragons orientaux, habituellement sans ailes, emploient des moyens plus magiques que le vol.

Nous pourrions encore citer bon nombre d'exemple mais la n'est pas le sujet, toutes ces ressemblances aux travers des différentes cultures nous amènent à une réflexion simple:  l'animisme n'est-il pas une part de nous, ne fait-il pas de nous ce que nous sommes ? Des hommes.

BS