Comprendre l'État d’Israël, le sionisme et instaurer le dialogue……

18/05/2014 17:35

Il m'est apparu nécessaire d'écrire cette brève réflexion, d'éclairer brièvement, simplement le débat et de
demander l'ouverture à l'autre au nom de l'altruisme de l'interculturalité afin de sortir du communautarisme identitaire dans lequel certains propos ou actes l'ont conduit.

Comme il fait régulièrement les manchettes, l'État d'Israël nous semble familier : une démocratie à l'occidentale armée jusqu'aux dents au cœur d'un Proche-Orient hostile, protégé par les Etats-Unis et opprimant le peuple palestinien.

Mais qu'en est-il vraiment ? Comprendre l'État d'Israël et ses fondements, voilà ce à quoi nous invite la réflexion, il faut remonter aux origines du sionisme, socle idéologique sur lequel repose ce pays.

Le portrait qui en ressort est celui d'un État sans frontières : en effet, les premiers sionistes et les dirigeants successifs d'Israël se sont toujours gardés de définir les frontières désirées pour leur État ; celui-ci proclame qu'il appartient à un peuple, les Juifs, dont la majorité vit à l'extérieur du pays ; il fait régulièrement l'objet d'enjeux électoraux à l'étranger ; sans compter qu'il semble exempté des règles du droit international, jouissant en quelque sorte d'une impunité de facto.

Les origines d'Israël et leur nature doivent êtres replacées à sa naissance, dans le contexte historique de l'époque.

Partant de ce que nous enseigne la tradition juive à propos de la Terre Sainte, il faut  montrer de quelle façon le sionisme ayant présidé à la création d'Israël marque une rupture profonde dans l'histoire juive,ayant suscité de vives critiques au sein des communautés juives.

Il faut rappeler d'ailleurs que le sionisme ne se réduit pas à une simple réaction juive et occidentale aux persécutions antisémites, les sionistes ayant même su tirer profit de l'antisémitisme.

Au-delà de la légitimité toujours contestée de l'État d'Israël, c'est aussi toute la question identitaire juive qu'il
faut aborder.

Entre l'homme hébreu du sionisme et les différentes communautés juives à travers le monde,le « peuple juif »
regroupe aujourd'hui des populations diverses guidées par des intérêts différents, sinon contraires, à ceux de l'État d'Israël.

Loin d'une un énième pensée sur le conflit israélo-palestinien, il faut apporter un vent de fraîcheur à l'abondance d'idées déjà produites sur le sujet : rappeler les faits, mettre ou remettre à l'ordre du jour des aspects de l'histoire qui ont fini par tomber dans les oubliettes, c'est aussi inviter les peuples à participer aux grands débats qui touchent Israël et les communautés juives à travers le monde.

« Et comprendre ce paradoxe qui veut que le territoire sur lequel les juifs sont aujourd'hui le moins en sécurité est précisément celui sur lequel a été fondé un pays devant leur garantir cette sécurité ».

De par ses remises en question et ses éclairages, le dialogue et la compréhension de l'état d'Israel sont donc
destinés à aider à la compréhension de l'histoire juive contemporaine ainsi que histoire du Moyen-Orient, et en même temps ils pourront devenir une leçon de critique historique et d'ouverture à la pensée, à la culture de l'autre....

BS