Culture et religion

21/03/2014 14:09

Le fait religieux se développe aujourd'hui en essayant d'animer une rupture avec la culture d'un pays donné (ou la culture en général), considérée comme non seulement profane, séculière, mais, païenne.

Il s'agit pour ces formes religieuses, de dénoncer la culture qualifiée de moderne et païenne et de s'en dédire pour revendiquer un « pur religieux » voir un fondamentalisme issu de celles-ci.

Cela suppose donc de prendre des distances aussi avec la dimension culturelle de la religion elle-même, dans la mesure où elle s'est inscrite dans une culture donnée.

Faire appel à la culture, c'est essayer de marier foi et raison, de développer une théologie, des dogmes.

Par contre, dans ces nouvelles mouvances, on fait appel à l'émotionnel, à la conviction, au témoignage, à une lecture littérale des textes fondateurs indépendam­ment de la culture dans laquelle ils sont nés.......C'est l'essence même du fondamentalisme.

Croire n'est pas savoir. Cette distinction est au fondement de l'esprit critique, qui veut et doit séparer les domaines et, pour ce faire, déjouer l'illusion consistant à prendre une croyance pour un savoir.

En clair : une particularité culturelle pour une donnée universelle. De cette juste prémisse nos aïeux ont parfois tiré une conclusion risquée : le savoir n'a pas à s'occuper du croire.

C'est ainsi qu'au nom de la lutte contre l'obscurantisme, noble cause, on finit par accroître l'obscurité en laissant dans le noir les phénomènes religieux, continent immense et volcanique qui tremble sous nos pieds.


BS