Ebola: cinq chercheurs meurent du virus avant la parution de leur étude

31/08/2014 23:30

Par LEXPRESS.fr, publié

Ils cherchaient à déterminer l'origine de l'épidémie. Cinq chercheurs sont décédés avant la parution de l'article, jeudi dans la revue scientifique Science. Un dernier est décédé après.   

Ebola: cinq chercheurs meurent du virus avant la parution de leur étude

Six chercheurs décèdent en travaillant sur le virus Ebola afp.com/Carl de Souza

Ils ont payé un lourd tribut. Une équipe de chercheurs ayant travaillé sur l'origine de l'épidémie Ebola a elle-même été contaminée.

Cinq d'entre eux sont décédés des suites du virus avant même la parution de leur étude, jeudi dans le magazine Science.

"Nous faisons face à une dure bataille et avons perdu de nombreux amis et collègues dont l'un des principaux co-auteurs de l'étude, le Dr Humarr Khan", a déploré Pardis Sabeti, professeur adjoint à Harvard, un autre des co-auteurs.

Le New York Times trace un court portrait de chacun des cinq chercheurs, qui travaillaient tous dans un hôpital de Sierra Leone. Un sixième est décédé après la parution de l'article. 

L'équipe, composée d'une soixantaine de personnes, cherchait à identifier le "patient zéro" en Sierra Leone de cette épidémie qui a déjà causé plus de 1550 décès.

Les premières infections en Sierra Leone pourraient avoir eu lieu lors des funérailles d'une guérisseuse, à Koindu, rapporte le New York Times.

Cette dernière aurait elle-même été infectée par deux variantes de ce même virus. Quatorze femmes ayant assisté à la cérémonie ont été contaminées.  

Ebola tue un bien plus grand nombre de femmes que d'hommes (75% des victimes sont des femmes au Liberia), explique un passionnant article de Buzzfeed, principalement parce qu'elles prennent traditionnellement soin des malades. 

Comprendre l'épidémie pour trouver un traitement

Ces travaux pourraient aussi permettre de déboucher sur des traitements contre ce virus.

Alors que les précédentes épidémies, qui étaient très limitées, avaient résulté de multiples contacts avec des réservoirs viraux dans la nature, dont notamment les chauves-souris frugivores, celle qui sévit actuellement a probablement commencé par une seule de cette contamination, suivie par de multiples infections inter-humaines, expliquent ces virologues. 

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