FUKUSHIMA: L'océan Pacifique ne diluera pas l'eau radioactive, selon un rapport de 1955 du Gouvernement Américain jusque là secret.

25/08/2014 10:35

Voici un article passé inaperçu il y a quelques mois que nous mettons à disposition de tous bonne lecture.

( Eng trad Mimi Mato) FUKUSHIMA: L'océan Pacifique ne diluera pas l'eau radioactive, selon un rapport de 1955 du gouvernement jusque là secret. ' Histoire de la Fin de la Croissance ' Scoop.it

Global Research, 1 Juin 2012 ,Washington Blog

L'exploitant de la centrale nucléaire en ruine de Fukushima a rejeté dans l'océan Pacifique quelque chose comme mille tonnes d'eau radioactive par jour.

Rappelez-vous, les réacteurs sont "criblés de trous à cause de la fusion des cœurs", le bâtiment 4 - qui émet plus de radiations que toutes les bombes nucléaires jamais lancées ou testés - a perdu des murs entiers et le bâtiment 3 n'est plus qu'un tas de gravats.

L'ensemble du complexe fuit comme une passoire et les rivières d'eau pompée tous les jours dans les réacteurs sont simplement rejetées dans l'océan (après seulement un court délai ).

La plupart des gens supposent que l'océan va diluer assez la radioactivité de Fukushima pour que toute la radioactivité qui atteindra la côte ouest des États-Unis soit faible.

Par exemple, le Congressional Research Service a écrit en Avril 2012 :

Les scientifiques ont déclaré que la radioactivité se dilue très vite et ne serait pas un problème au large de la côte du Japon.Les pêcheries des États-Unis sont peu susceptibles d'être affectées car les matières radioactives qui pénètrent dans le milieu marin seront fortement diluées avant d'atteindre les zones de pêche des États-Unis."

Et un océanographe de Woods Hole, M. Buesseler, a déclaré :

"Le courant de Kuroshio est considéré comme étant le Gulf Stream du Pacifique, un très fort courant qui peut rapidement emmener la radioactivité à l'intérieur de l'océan.

Mais il la dilue aussi le long de sa route, induisant beaucoup de mélanges diminuant la radioactivité en s'éloignant au large."

Mais - alors que nous notions 2 jours seulement après le tremblement de terre que le courant-jet aérien (Jet Stream) pourrait porter la radioactivité aux États-Unis par les airs - nous prévenons maintenant que les courants océaniques pourraient apporter plus de radioactivité que ce qui est usuellement considéré en au moins certains endroits de la côte ouest de l'Amérique du Nord.

Plus précisément, il y a plus d'un an nous avions constaté :

*Les courants océaniques vont du Japon à la côte Ouest des États-Unis.

Comme le note AP (Associated Press) :

Les débris flottants seront probablement transportés par les courants au large du Japon en direction de Washington, de l'Oregon et en Californie avant de se retourner vers Hawaï et vers l'Asie, emportés par ce qui est connu sous le nom de Gyre du Pacifique Nord, a déclaré M. Curt Ebbesmeyer, un océanographe de Seattle ayant passé des décennies à suivre des morceaux d'épaves et des détritus.

Tous ces débris vont trouver le moyen d'atteindre la côte ouest ou s'entasser dans 'la grande poubelle du Pacifique Nord", une masse tourbillonnante de déchets concentrés dans l'océan Pacifique, a déclaré M. Luca Centurioni, chercheur à la Scripps Institution of Oceanography, University of California of San Diego (UCSD).

NPR rapporte :

CNN a déclaré que «les îles hawaïennes pourraient voir arriver un nouvel et malvenu rajout dans les mois à venir -. Une nouvelle île géante de débris flottants venant du Japon".

Il s'est appuyé en partie sur le travail effectué par le Pacific International Research Center, de l'Université de Hawaii, qui prévoit que :

"En trois ans, le panache [de détritus] atteindra la côte ouest américaine, larguant des débris sur les plages californiennes, de la Colombie-Britannique, de l'Alaska, et de Baja California.

Les détritus vont ensuite dériver vers le fameux "North Pacific Garbage Patch", où vont errer en se décomposant en morceaux de plus en plus petits.

Dans les cinq ans qui viennent, les rivages hawaïens peuvent s'attendre à voir arriver une autre marée de détritus qui sera plus grosse et qui durera plus que la première. La plupart des détritus qui quitteront le North Pacific Garbage Patch finiront sur les récifs et les plages de Hawaï."

En effet, CNN  note:

La masse de détritus, qui, vue d'avion ressemble à une île, contient des voitures, des camions, des tracteurs, des bateaux et des maisons entières flottant dans le courant se dirigeant vers les États-Unis et le Canada, selon ABC News.

La majeure partie des détritus ne sera probablement pas radioactive, attendu qu'ils ont vraisemblablement été emportés par la mer lors du tsunami initial - avant que le gros de de radioactivité ait fuit. Mais ça montre la puissance des courants qui vont du Japon à la côte Ouest.

Un gif animé du Pacific International Research Center de l'Université de Hawaii présente une simulation de la dispersion des détritus en provenance du Japon :

Ça ne passe pas dans FB => voir sur le site lui-même.http://www.globalresearch.ca/?context=va&aid=31200

En effet, une île de détritus japonais de la taille de la Californie est en train de frapper la côte ouest de l'Amérique du Nord ... et certains d'entre eux sont radioactifs.

En plus des détritus radioactifs, le MIT (Massachusetts Institute of Technology) dit que l'eau de mer qui est elle-même radioactive va, dans les 5 ans, commencer à frapper la côte Ouest.

Étant donné que les détritus arrivent plus vite que prévu, il est possible que l'eau de mer radioactive en fasse autant.

Le Congressional Research Service a admis :

"Cependant, il demeure un faible risque qu'un corridor relativement étroit d'eau fortement contaminée soit en train de  s'éloigner du Japon ...

Le transport par les courants océaniques est beaucoup plus lent et la radioactivité que cette source supplémentaire apporte pourrait éventuellement être détectée aussi dans les eaux du Pacifique Nord sous juridiction des États-Unis, même des mois après leur émission.

Indépendamment de la lenteur du  transport marin, la longue demi-vie des isotopes radioactifs du césium implique que les contaminants radioactifs pouvaient rester une préoccupation sérieuse pendant des années."

En effet, selon l'expert nucléaire Robert Alvarez - conseiller principal auprès du secrétaire du Département de l'Énergie et secrétaire adjoint à la sécurité nationale et à l'environnement de 1993 à 1999 - a écrit hier :

"Selon une note de service, jusque là tenue secrète,de la Commission à l'énergie atomique des États-Unis et datant de 1955 concernant les préoccupations du gouvernement britannique sur du thon contaminé, "la dissipation des retombées radioactives dans les eaux océaniques ne se fait pas en un étalement progressif de la (ndt: radio)activité de la région à plus forte concentration vers des régions non contaminées mais, selon toute vraisemblance, le processus se résume en des poches éparses et des courants de matières hautement radioactives dans le Pacifique.

Nous pouvons supposer que le thon qui montre maintenant de la radioactivité issue de matières ingérés [en 1955 (ndt: il y a 57 ans), pas aujourd'hui] ont vécu, ou sont passés par ces poches, ou ont ingéré des végétaux et animaux ayant été exposés dans ces zones".

À cause des énormes quantités d'eau radioactive que Tepco rejette dans l'océan Pacifique et du fait que le courant pousse les eaux du Japon sur la côte ouest de l'Amérique du Nord, au moins une partie de ces «flux» ou «points chauds» radioactifs de l'océan Pacifique ont toutes les chances de finir par s'échouer en partie sur la côte Ouest.