Irak: les Etats-Unis bombardent les positions de l'Etat islamique

08/08/2014 17:39

par RFI

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Les forces kurdes peshmergas patrouillent durant une opération contre l'Etat islamique à Makhmur, le 7 août2014.REUTERS/Stringer

Deux avions américains ont bombardé une pièce d'artillerie à Erbil, a annoncé le Pentagone ce vendredi après-midi 8 août.

Ces armes étaient utilisées par l'Etat islamique en Irak contre les forces kurdes qui défendent la grande ville kurde du nord du pays. L'ONU veut établir un corridor humanitaire.

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L'aviation américaine a bombardé une pièce d'artillerie utilisées par l'Etat islamique contre les forces kurdes qui défendent Erbil, la capitale du Kurdistan irakien autonome, a annoncé vendredi le porte-parole du Pentagone.

Babaker Zebari, le chef de l'armée irakienne, a estimé que les forces fédérales et les forces kurdes allaient pouvoir reprendre rapidement de vastes pans de territoire aux jihadistes grâce aux frappes américaines. « Il va y avoir d'énormes changements sur le terrain dans les prochaines heures », a-t-il déclaré.

Deux chasseurs F/A-18, stationné sur le porte-avion nommé George Bush, ont largué des bombes de 250 kilos à guidage laser sur une pièce d'artillerie mobile près d'Erbil, a déclaré le contre-amiral John Kirby dans un communiqué.

Dans la ville d'Erbil se trouve du personnel américain. Barack Obama a annoncé jeudi 7 août au soir avoir autorisé des frappes aériennes ciblées pour contrer l'avancée des jihadistes dans le nord de l'Irak. L'objectif du président américain : empêcher un « génocide potentiel » des minorités religieuses assiégées, notamment les Peshmerga.

De nouveaux «JI» en Irak?

L'autorisation porte sur des frappes aériennes « ciblées », a précisé Barack Obama. Il s'agit, selon lui, de protéger le personnel américain en cas de poursuite de l'avancée des jihadistes de l'Etat islamique vers Erbil, où se trouve aussi un consulat américain.

Les Etats-Unis espèrent mais sans vraiment trop y croire que cela servira d'avertissement aux insurgés. Selon le Pentagone, il n'y a pas d'autres frappes qui soient prévues dans l'immédiat, nous rapporte notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet, mais l'armée qui a maintenant le feu vert d'Obama peut attaquer quand elle le juge nécessaire.

Il est évident que si les islamistes décident d'éliminer des Yézidis et des Chrétiens l'US Airforce interviendront de nouveau.

Il y a toutefois des limites à ce que peut faire l'aviation pour stopper la progression de l'EI et même si Barack Obama assure qu'il ne renverra pas de troupes américaines au sol certains comme le sénateur Lindsey Graham n'écarte pas ce retour des « JI » en nombre limité bien sûr si les jihadistes ne sont pas rapidement neutralisés car dit-il après l'Irak, ils pourraient viser le Liban et éventuellement la Jordanie.
 

Londres soutient les Etats-Unis

La Grande-Bretagne prévient qu'elle va parachuter « au cours des prochaines 48 heures des vivres aux populations menacées par l'avancée des jihadistes de l'Etat islamique dans le nord de l'Irak.

Le ministre de la Défense, Michael Fallon, a de plus précisé que Londres était également prêt à offrir « une assistance technique » en matière de surveillance et de logistique aux Etats-Unis.

Londres a également appellé ses ressortissants « à quitter » trois provinces du pays : celle de Souleimanye, de Dohuk et d'Erbil.

Réactions

Les Nations unies ont annoncé vendredi 8 août dans l'après-midi qu'elles travaillaient de leur côté à l'ouverture d'un corridor humanitaire dans le nord du pays. Elles souhaitent évacuer les civils pris au piège par l'offensive jihadiste.

François Hollande, le président français s'est félicité des frappes américaines dans un communiqué officiel et déclare examiner d'éventuelles actions pour mettre un terme aux souffrances des civils.