L'action Apple passe la barre des 100 dollars; celle de Google est près de 1000% plus élevée qu'au moment de son IPO

21/08/2014 20:37

Le PDG d'Apple, Tim Cook, le 12 septembre 2012

Mercredi, l'action de la société américaine Apple a franchi la barre des 100 dollars et enregistré un nouveau record en atteignant le cours de 101,09 dollars, le cours le plus élevé de son histoire.

Le 19 septembre 2012, l'action avait déjà passé le cap des 100 dollars pour se fixer à 100,30 dollars, et le nouveau cours est donc également la cote la plus élevée que la compagnie a obtenue sur les deux dernières années.

Les analystes expliquent cette hausse par les anticipations favorables des investisseurs dans la perspective du lancement d'une série de nouveaux produits vers la fin de cette année, y compris le nouvel iPhone, l'iWatch et un nouveau système de paiement.

D'autres y voient un vote de confiance pour le CEO d'Apple, Tim Cook, qui dirige la société depuis le décès de son fondateur, Steve Jobs. Morgan Stanley combine ces deux analyses et prévoit un cours cible de 110 dollars, en raison de la gestion saine de la firme, et des anticipations optimistes concernant le lancement de la iWatch.

C'est dans ce contexte que l'autre géant de la technologie, Google, a célébré mardi le dixième anniversaire de son introduction en bourse (IPO). La cote de la part de la société du moteur de recherche a doublé au cours des trois premières années et elle vaut aujourd'hui environ 580 dollars, soit près de 1000% de plus qu'au moment de son IPO.

A cet égard, le magazine web Quartz publie un graphique intéressant, qui n'évoque pas l'évolution du cours de l'action, mais la façon dont la société a réussi à payer moins d'impôts grâce à des techniques fiscales élaborées.

Par exemple, en 2012, Google n'a payé que 55 millions de dollars d'impôts au Royaume Uni, alors que son chiffre d'affaires dans ce pays s'est monté à 5,5 milliards de dollars.  

Au global, le taux d'imposition sur les 8,1 milliards de dollars de recettes étrangères de la firme de Mountain View pour 2012 n'aura été que de 2,6%, grâce au transfert d'une grande partie de ces revenus dans une filiale située aux Bermudes, un pays qui ne prélève pas d'impôt sur les sociétés.

Google, ainsi que les autres multinationales qui pratiquent ces techniques élaborées d'optimisation fiscale, affirment qu'elles respectent la réglementation fiscale des pays dans lesquels elles sont implantées.

Mais les pays du G20 et la Commission européenne, lésés par ces pratiques, ont décidé de prendre des mesures pour lutter contre ces pratiques.

La Commission Européenne a débuté des enquêtes sur les stratégies fiscales pratiquées en Europe par des sociétés telles qu'Apple et Google.

Ces firmes pourraient se voir infliger prochainement des amendes aussi spectaculaires que celle que les Etats-Unis ont imposée récemment à la banque française BNP Paribas.