L'ONU appelle à un engagement renouvelé pour mettre fin aux essais nucléaires

11/09/2014 08:36

essai nucléaire aux États-Unis le 18 avril 1953. Photo: Gouvernement des États-Unis

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, et le Président de l'Assemblée générale, John Ashe, ont appelé mercredi à un engagement renouvelé envers un monde exempt d'armes et d'essais nucléaires, notant que près de 2.000 essais ont eu lieu depuis 1945.

« Notre aspiration collective à un monde exempt d'armes nucléaires doit se refléter dans un engagement ferme et formel pour interdire les essais nucléaires », a dit John Ashe, dans un message lu par le Vice-Président de l'Assemblée générale, Charles Thembani Ntwaagae, lors d'une réunion informelle pour marquer la Journée internationale contre les essais nucléaires.

« Tester ces armes, c'est jouer avec le feu, comme dit le proverbe. C'est nous conduire sur le chemin que nous voulons éviter et c'est causer des dégâts à l'environnement et à la santé humaine », a-t-il ajouté.

Célébrée chaque année le 29 août, cette Journée internationale est destinée à mobiliser les Nations Unies, les Etats membres et les organisations non gouvernementales sur la nécessité d'interdire les essais nucléaires.

Le Secrétaire général Ban Ki-moon a pour sa part rappelé sa visite en avril 2010 à Semipalatinsk, le site nucléaire fermé par le Kazakhstan en 2009, et a ajouté que les essais menés sur ce site et les centaines d'autres qui ont eu lieu dans d'autres pays après la seconde guerre mondiale sont devenus des caractéristiques de la course aux armes nucléaires.

« La folie et l'horreur de la guerre nucléaire sont devenues évidentes en août 1945, lorsque deux bombes atomiques ont détruit les villes d'Hiroshima et de Nagasaki au Japon.

Elles ont causé la mort d'environ 213.000 personnes en cinq mois et plus de 300.000 personnes dans les cinq ans qui ont suivi », a-t-il souligné.

M. Ban a jugé « regrettable » que le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICEN), adopté par l'Assemblée générale il y a 18 ans, ne soit toujours pas entré en vigueur.

«Je voudrais lancer un appel en particulier aux États qui n'ont pas encore ratifié le Traité, et notamment aux huit Etats restants de l'Annexe 2 dont la ratification est nécessaire pour l'entrée en vigueur du Traité.

Cela fait déjà 18 ans et le TICEN n'a pas encore pu devenir effectif. Alors qu'il contribue déjà beaucoup dans la pratique, il faut qu'il devienne effectivement légal », a ajouté le Secrétaire général.