Le Kurdistan irakien, nouveau rival pétrolier de l'Iran?

14/08/2014 21:01

Le Kurdistan irakien, nouveau rival pétrolier de l'Iran? ' Histoire de la Fin de la Croissance ' Scoop.it 

Estimées à environ 45 billions de barils, lors de la conférence de l'énergie en 2012, les réserves pétrolières de la région du Kurdistan irakien ont attiré l'intérêt et l'attention des grandes compagnies pétrolières.

Selon un rapport du Centre international de recherches de paix ( IPSC), les réserves en pétrole de la région du Kurdistan irakien sont l'équivalent de celles de la Libye et ses réserves gazières sont l'équivalent de celles du Kazakhstan.

Les sources pétrolières de cette région sont tellement riches que les experts ont assimilé le pétrole de cette région à un grand océan, à telle enseigne que le champ pétrolier de Cheikhan est comme l'un des plus grands champs pétroliers découverts dans le monde, au cours de ces 20 dernières années.

Les réserves pétrolières du champ Cheikan sont estimées à 14 milliards de barils. Actuellement, 17 sociétés pétrolières sont en train d'extrader le pétrole dans la région du Kurdistan, des sociétés telles qu'Exxon Mobil, Chevron, Total, Gazprom.

Deux grandes sociétés turques aussi sont actives dans ce domaine dans la région du Kurdistan irakien. Les plus grands acheteurs du pétrole de cette région sont les Etats-Unis ( 19%), l'Inde ( 13%) et la Chine ( 19%).

Un tel grand investissement étranger dans la région du Kurdistan irakien fait que cette région atteigne d'ici 2019, la barre de 2 millions de barils par jour et aura alors un revenu de 76 milliards de dollars avec un prix estimé à 100 dollar par baril, c'est-à-dire un budget six fois de plus par rapport au budget actuel de Bagdad. Ceci étant dit, la région du Kurdistan irakien est heurtée à un grand problème, celui d'être une enclave n'ayant pas accès à la mer.

L'Irak a un accès direct au Golfe persique, mais cela n'est pas profitable pour la région du Kurdistan, car il existe de grandes divergences pétrolières entre Bagadad et Erbil, des divergences sur le contrôle des champs pétroliers et les frontières de la région du Kurdistan. Selon les sources officielles, la région du Kurdistan irakien a signé un contrat de plusieurs milliards de dollars avec la Turquie pour la construction des oléoducs et gazoducs, afin d'exporter son pétrole, en Turquie et également, en Europe.

Les responsables turcs ont annoncé que le gouvernement turc envisageait d'acheter , à un prix très bas et beaucoup moins inférieur à celui de l'Iran et de la République d'Azerbaïdjan , 10 millions de mètres cubes de gaz de la région du Kurdistan irakien.

D'autre part, ces négoces pétroliers exhorteront Ankara à assurer le plus, ses besoins en gaz, depuis la région du Kurdistan irakien, à tel point que la société turque Boutas a le principal rôle dans la construction de deuxième gazoduc.

Donc l'Iran et son secteur énergétique ne doivent pas ignorer ces évolutions dans la région du Kurdistan irakien, car le développement à une grande échelle de la région du Kurdistan irakien sur le plan pétrolier risquerait d'affecter le marché de l'énergie iranienne en Turquie.