Les 3 graphiques qui expliquent pourquoi 'l'Europe est le problème de l'économie mondiale'

25/08/2014 20:48

par Audrey Duperron · 25 août 2014

Lors de la conférence annuelle des banquiers centraux à Jackson Hole (Etats-Unis), le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a confirmé dans son discours que la Banque Centrale Européenne (BCE) était prête à prendre des mesures non conventionnelles si la situation économique le justifiait.

Draghi est resté vague à propos d'un possible soutien par la BCE des pays membres de la zone par l'achat de dette (assouplissement quantitatif, ou QE), attendu par les marchés pour stimuler la reprise et lutter contre la déflation.

Il a simplement indiqué que la BCE «était prête à ajuster davantage sa politique » pour favoriser la reprise dans les pays.

Le président de la BCE a déploré la faiblesse de la reprise dans la zone euro, et le chômage élevé. Il a estimé qu'il incombait aux Etats-membres d'en faire plus pour y apporter une solution.

Il a notamment exhorté les gouvernements à prendre les mesures nécessaires pour favoriser les embauches et les hausses de salaires, réitérant que la réforme des marchés du travail était une priorité :

Aucun accommodement budgétaire ou monétaire ne peut compenser les réformes structurelles nécessaires dans la zone euro ».

James Bullard, président de la Federal Reserve Bank de St. Louis, est allé plus loin. Il a souligné que la situation économique en Europe était le principal problème de l'économie mondiale.

Bullard craint que l'Europe, qui vient seulement de sortir de la récession, soit à nouveau en passe de retomber dans sa troisième récession en sept ans.

Draghi a montré quelques graphiques qui nécessitent peu de commentaires.

Dans un premier graphique, on voit comment le chômage en Europe a continué d'augmenter après 2009, alors même qu'aux Etats-Unis, la courbe avait commencé à s'inverser à cette époque :

  

Le petit graphique de gauche confirme la destruction d'emplois dans la construction et l'industrie, tandis que le secteur des services parvient à se maintenir de justesse.

Le graphique de droite indique que ce sont les actifs moyennement et faiblement qualifiés qui paient le prix de la récession lorsqu'il s'agit de l'emploi.

En revanche, les employés hautement qualifiés bénéficient de la création de nouveaux emplois :