Les femmes, la paix et la sécurité

07/09/2014 13:28

L'OTAN et ses partenaires prennent des mesures en vue de favoriser la mise en œuvre de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l'ONU, adoptée en octobre 2000.

Cette résolution met en lumière l'effet disproportionné de la guerre et des conflits sur les femmes et les enfants et souligne que les femmes ont de tout temps été tenues à l'écart des processus de paix et des activités de stabilisation.

L'OTAN est ses partenaires plaident pour que les femmes participent pleinement et sur un pied d'égalité aux efforts menés à tous les niveaux, depuis les premiers stades de la prévention des conflits à la reconstruction post-conflit, en passant par le maintien de la paix et de la sécurité. Six autres résolutions (1820, 1888, 1889, 1960, 2106 et 2122) ont fait suite à la résolution 1325.

Ensemble, elles définissent le cadre de la problématique des femmes, de la paix et de la sécurité.

                                       U.S. Army Spc. Jessica Walker from Killingworth, Conn., shares a hug with an Afghan child at a Girl Scout meeting on Forward Operating Base Finley Shields, Nangarhar province, Afghanistan, Oct 9. (U.S Army photo by Pfc. Cameron Boyd) 101009-A-1728B-202 http://www.flickr.com/photos/isafmedia/5080386066/                                       


Selon  les Nations Unies, avant la deuxième guerre mondiale, 90 % des victimes  des conflits étaient des combattants.

Aujourd'hui, 90 % des victimes sont  des civils, et la majorité d'entre eux sont des femmes et des enfants. La  multiplicité des actes de violence sexuelle et sexiste dans les situations de  conflit, l'absence de dispositions formelles relatives à la protection des  femmes, ainsi que la sous-représentation persistante de celles-ci dans les  processus de paix sont autant d'éléments qui restent des obstacles majeurs à l'instauration  d'une paix durable.

En  réponse à la résolution 1325, les pays de l'OTAN, en collaboration avec les  partenaires au sein du Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA), ont  adopté une politique globale en 2007. Cette politique est revue tous les  deux ans.

En  août 2012, suite à une proposition du gouvernement norvégien, le secrétaire  général de l'OTAN a nommé une représentante spéciale pour les femmes, la paix  et la sécurité au siège de l'OTAN à Bruxelles.

La  résolution 1325 et les résolutions connexes sont actuellement mises en œuvre  dans le cadre des opérations et des missions dirigées par l'OTAN.

L'Alliance a  nommé des conseillers pour les questions de genre au sein des commandements  stratégiques Opérations et Transformation, ainsi qu'en Afghanistan et au  Kosovo. Ils conseillent les commandants sur la meilleure manière de conduire  les opérations afin qu'elles soient plus efficaces et que leur effet sur les  femmes et les enfants soit limité.

Pour  une exploitation plus systématique du retour d'expérience des opérations, les  dirigeants des pays de l'Alliance ont décidé au sommet de Chicago, en  mai 2012, de lancer une revue des incidences pratiques de la résolution  1325 du Conseil de sécurité de l'ONU sur la conduite des opérations et missions  dirigées par l'OTAN.

Un organe indépendant, le Centre nordique pour les  questions de genre dans les opérations militaires (NCGM) a accepté d'accomplir  cette tâche. Au printemps 2013, ce centre a dirigé une équipe de chercheurs et  d'experts militaires de pays membres ou partenaires de l'OTAN dans le cadre de  visites de terrain sur les théâtres d'opérations OTAN, en Afghanistan et au  Kosovo.

L'objectif était de voir comment la dimension de genre est mise en  œuvre sur le plan pratique, avec quels résultats, et au prix de quelles  difficultés.

Cette  revue aidera l'Alliance à affiner ses politiques, ses plans d'action et ses  directives militaires pour l'avenir.

Elle fournira également des directives  pour développer, à l'échelle de l'OTAN, un processus de compte-rendu, de suivi  et d'évaluation qui décrive plus fidèlement les effets des opérations et des  missions, marquant ainsi une étape importante dans l'institutionnalisation des  travaux de l'OTAN sur les questions touchant aux femmes, à la paix et à la  sécurité.

À leur réunion d'octobre, les ministres de la Défense ont examiné la  revue et orienté les suites que l'OTAN pourrait donner aux recommandations  formulées.

L'OTAN  coopère avec les pays partenaires et avec d'autres organisations  internationales sur des questions ayant trait aux femmes, à la paix et à la  sécurité.

Les travaux avec les pays partenaires sont axés sur le renforcement  du dialogue politique et sur la coopération pratique dans les secteurs de la  sécurité et de la défense.

À cet effet, - dans le cadre des divers programmes  de partenariat avec l'OTAN - les pays partenaires sont systématiquement  encouragés à adopter des objectifs spécifiques en rapport avec la  résolution 1325 et les résolutions connexes, et à tirer parti des  activités de formation et d'entraînement mises en place par le Commandement  allié Transformation (ACT) et par les différents Alliés.

En outre, l'OTAN  aborde aussi régulièrement les questions liées aux femmes, à la paix et à la  sécurité lors d'entretiens de travail avec les Nations Unies, l'Organisation  pour la sécurité et la coopération en Europe et l'Union européenne.

L'OTAN  a déjà accompli des progrès significatifs dans la mise en œuvre des objectifs  énoncés dans la résolution 1325 et dans les résolutions connexes.

L'Alliance  continuera de promouvoir les questions liées aux femmes, à la paix et à la  sécurité à tous les niveaux, notamment au travers de ses politiques et  d'activités tirant davantage parti du rôle que peuvent jouer les femmes dans la  vie politique et au sein de l'armée, et par une coopération accrue avec les  pays partenaires et les autres organisations internationales.