OMS Ebola info - 19 août 2014

19/08/2014 08:38

L'ampleur et la durée de la flambée de maladie à virus Ebola et le taux de létalité qui lui est associé ont engendré un niveau élevé de peur et d'anxiété dans l'opinion publique, et cela bien au-delà de l'Afrique de l'Ouest. Ces réactions sont compréhensibles, compte tenu du taux de létalité élevé et de l'absence de vaccin ou de traitement.

La large couverture donnée récemment par les médias aux médicaments et vaccins expérimentaux suscite des attentes irréalistes, notamment dans un climat émotionnel de peur intense.

L'opinion publique doit comprendre que ces produits médicaux sont encore à l'étude. Ils n'ont pas encore été testés chez l'homme et n'ont pas été approuvés par les autorités de réglementation, autrement que pour un usage à des fins compassionnelles.

Les éléments attestant de leur efficacité semblent probants mais ne reposent pas sur des données scientifiques solides issues d'essais cliniques.

On ne connaît pas non plus leur innocuité, ce qui fait qu'il existe une possibilité d'effets secondaires indésirables lorsqu'ils sont administrés à l'homme.

Pour la plupart, leur administration est difficile et exigeante. Pour être administrés en toute sécurité, certains devraient être réservés aux établissements disposant de soins intensifs, ce qui est rarement le cas en Afrique de l'Ouest.

L'OMS a estimé que l'utilisation de médicaments et de vaccins expérimentaux dans les conditions exceptionnelles de cette flambée épidémique était éthiquement acceptable.

Toutefois, les stocks existants de tous les médicaments expérimentaux sont soit extrêmement limités soit épuisés.

Tandis que de nombreux efforts sont en cours pour accélérer la production, les stocks n'augmenteront pas avant plusieurs mois. Même alors, les quantités seront trop faibles pour avoir un impact décisif sur l'épidémie.

L'OMS se félicite de la décision du gouvernement canadien d'offrir plusieurs centaines de doses d'un vaccin expérimental pour soutenir la riposte à l'épidémie. Un vaccin pleinement testé et homologué n'est pas attendu avant 2015.

Les rumeurs véhiculées dans les médias sociaux et prétendant que certains produits ou pratiques peuvent prévenir ou guérir la maladie à virus Ebola sont également une source de malentendus dans le public, surtout dans les pays touchés.

Les chercheurs ne sont pas parvenus, malgré des décennies de travaux scientifiques, à trouver un agent curatif ou préventif d'innocuité et d'efficacité avérées chez l'homme, même si un certain nombre de produits prometteurs sont en cours de développement.

Toutes les rumeurs concernant d'autres produits ou pratiques efficaces sont fausses. Leur utilisation peut être dangereuse. Au Nigéria, par exemple, au moins deux personnes sont mortes après avoir absorbé de l'eau salée, dont la rumeur disait qu'elle pourrait les protéger.

Les comportements personnels les plus efficaces consistent à éviter les situations à haut risque bien connues, à connaître les symptômes de l'infection et à consulter rapidement en cas de symptômes pour dépistage et soins. Il semble en effet qu'un traitement de soutien précoce améliore les perspectives de survie.

Le virus Ebola est extrêmement contagieux mais seulement dans des conditions très particulières, à savoir un contact étroit avec les liquides biologiques d'une personne ou d'une dépouille mortelle infectée.

La plupart des infections sont liées aux pratiques funéraires traditionnelles ou à l'absence de protection lors des soins dispensés à domicile ou dans les établissements de santé à une personne infectée présentant des symptômes.

En dehors de ces possibilités très particulières d'exposition au virus, le grand public n'est pas exposé à un risque élevé d'infection.

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