Oubliez les greffes, voici les injections d'organes

10/12/2017 12:12

                         

EPA

Une startup a testé avec succès des injections de cellules du foie sur des animaux. Cette avancée signifie qu'il sera peut-être bientôt possible de soigner des milliers de personnes souffrant d'une pathologie grave du foie sans avoir à réaliser de greffe.

L'équipe de chercheurs a injecté des cellules de foie dans les ganglions lymphatiques de souris, pour permettre à des fois auxiliaires de s'y développer. Les essais ont été concluants. Les foies auxiliaires issus de ces injections se sont montrés opérationnels, et ont remplacé le foie malade. Des essais réussis ont également été réalisés sur des porcs.

La start-up LyGenesis, qui est à l'origine de ces prouesses, envisage de réaliser des tests sur des humains à la fin de l'année prochaine. Mais ceux-ci ne pourront être menés que si elle parvient à lever 10 millions de dollars pour les financer.

Le foie, un organe particulier

Aux États-Unis, des dizaines de milliers de cas de pathologies hépatiques graves sont diagnostiquées chaque année (hépatite, stéatose hépatique..., etc.). Un foie dysfonctionnel signifie que les toxines présentes dans leur corps ne sont plus filtrées pour être éliminées.

Actuellement, la transplantation du foie est la seule solution qui peut être proposée. Près de 8000 greffes du foie sont réalisées chaque année aux Etats-Unis, ce qui est très insuffisant. Il est en effet très difficile de trouver des donneurs compatibles.

Cependant, le foie présent une caractéristique remarquable : il est capable de se régénérer, même lorsque l'on retire les 2/3 de l'organe. Une autre piste de traitement consiste donc à favoriser la repousse de cellules saines à la place des cellules malades. La technique d'injection ne serait alors utilisée que dans les cas où l'organe est si atteint qu'il ne permettrait pas la croissance de nouvelles cellules.

L'autre avantage de la technique de LyGenesis, c'est que les cellules peuvent être injectées partout dans le corps humain, et pas forcément sur le foie malade. Cependant, le taux de réussite était encore meilleur lorsque que les injections étaient réalisées dans des ganglions lymphatiques.