Qui mérite le prix Nobel de la Paix ? Obama, ou Israël ?

13/12/2017 11:42
AFP PHOTO / THOMAS COEX


Audrey Duperron

La suggestion selon laquelle la déclaration de Trump concernant Jérusalem pourrait alimenter la terreur islamiste est une (mauvaise) plaisanterie, écrit l'Anversois émigré en Israël Daniel Horowitz sur son blog.

"Il est établi depuis belle lurette que toute tentative d'amadouer les terroristes produit l'effet inverse. Cela leur donne l'impression qu'ils gagnent du terrain, ce qui fait qu'ils s'enhardissent au lieu de se calmer.

Le précédent de Charlie-Hebdo est frappant : après l'incendie de ses locaux en 2011, les bien-pensants de France se sont fendu de quelques bonnes paroles, mais aucune mesure radicale (au sens étymologique du terme) n'a été prise contre les milieux en cause.

On connaît la suite. (...)

Le calendrier a parfois des hasards qui ressemblent à des clins d'œil : Macron a désapprouvé l'initiative de Trump, ce qui était prévisible, mais ce qui l'était moins était qu'il s'exprimerait à partir du Qatar, Etat ennemi d'Israël, théocratie où on n'a jamais entendu parler des droits de l'homme, dictature proche de l'Iran, Emirat que le monde arabe lui-même accuse de soutenir le terrorisme.

C'est tout en vendant des machines à tuer au Qatar que Macron condamnait Israël, seule démocratie, seul havre de paix dans ce Moyen-Orient disloqué, confus et ensanglanté.

Obama, technocrate à la belle allure et doué du sens de l'humour, est aussi un dangereux beau parleur

Trump s'est fait élire comme il a mené ses affaires, c'est-à-dire sans idéologie autre que le culte de soi-même. Mais son prédécesseur Obama, technocrate à la belle allure, sympathique, policé, affable et doué du sens de l'humour, est aussi un dangereux beau parleur.

Il a échoué sur toute la ligne dans sa politique étrangère, est coupable de la montée en puissance économique et militaire de l'Iran, et a donné le feu vert à la Syrie pour commettre l'un des plus épouvantable massacre de notre époque en laissant son dictateur franchir les lignes rouges que lui-même avait décrétées.

Nul ne sait si Obama dort bien, mais de nos jours des milliers de victimes syriennes sont soignées dans les hôpitaux israéliens en toute discrétion, parce qu'il est un peu embarrassant de soigner en Israël des ennemis d'Israël avec de l'argent du contribuable israélien. Qui, entre Obama et Israël mérite le prix Nobel de la Paix ?

Les réactions de la presse française laissent pantois. La plupart des commentateurs sont soit ignares soit de mauvaise foi quand ils parlent du droit international. De quel droit international parlent-ils ? De la Sharia ?"

Daniel Horowitz