SANCTIONS: Berlin autorise la cession de la filiale pétrolière de RWE à des Russes

23/08/2014 06:25

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Alors que les occidentaux ont infligés des sanctions économiques à l'encontre de Moscou du fait de la crise ukrainienne, l'allemand RWE devrait finalement pouvoir vendre sa filiale dans les hydrocarbures à un groupe russe.

Finalement, après quelques hésitations, Berlin aurait tranché selon Reuters.

Citant des sources proches du dossier, l'agence de presse affirme en effet ce vendredi que le ministère allemand de l'Economie va autoriser la cession de DEA, la filiale d'hydrocarbures de RWE, à un groupe d'investisseurs emmenés par l'oligarque russe Mikhaïl Fridman.

Avec l'acquisition de DEA, Mikhaïl Fridman, deuxième fortune de Russie, et ses partenaires au sein du consortium Letter One vont mettre la main sur environ 190 licences ou concessions pétrolières et gazières en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Berlin envisageait de bloquer l'opération en juin dernier

Pourtant, en juin, le ministère avait annoncé qu'il envisageait de bloquer cette opération d'un montant de 5,1 milliards d'euros, rendue publique en mars.

Même si cela aurait été sans précédent, le gouvernement allemand avait en effet la possibilité d'invoquer une clause dans la législation sur le commerce extérieur lui permettant d'empêcher une opération susceptible de troubler « l'ordre et la sûreté publics ».

Sans oublier que berlin aurait également eu la possibilité d'invoquer les sanctions infligées à la Russie par les occidentaux qui accusent Moscou d'entretenir la rébellion séparatiste pro-russe dans l'est de l'Ukraine.

Mais il est vrai qu'en mars, tout comme aujourd'hui, les conséquences de cette embargo suscitent inquiétudes et critiques de l'autre côté du Rhin.

Non seulement plus du tiers du pétrole et du gaz consommés en Allemagne proviennent actuellement de Russie mais qui plus est plus de 6.000 entreprises allemandes commercent régulièrement avec Moscou.

RWE cherce à céder des actifs

RWE, comme les autres compagnies allemandes de services aux collectivités, peine à s'adapter à la transition énergétique en Allemagne.

La sortie annoncée du nucléaire, la concurrence des énergies renouvelables et la faiblesse de la demande d'énergie en Europe ont fait baisser de plus de moitié sa valeur boursière en quatre ans.

Pour réduire son endettement - actuellement de plus de 30 milliards d'euros - le groupe cherche à réduire ses effectifs et à céder des actifs, comme DEA.