S'immoler, nouvelle mode sur les réseaux sociaux aux États-Unis

01/08/2014 08:46

«Je ne sais pas, je n'ai pas vraiment réfléchi», répond l'adolescent interrogé par une chaine de télévision locale.

«Je ne sais pas, je n'ai pas vraiment réfléchi», répond l'adolescent interrogé par une chaine de télévision locale.

Un adolescent de 15 ans s'est brûlé au second degré, la semaine dernière dans le Kentucky, après s'être enduit le torse avec un liquide inflammable et y avoir mis le feu. Les médias américains s'inquiètent. 

Ce nouveau défi s'appelle le «Challenge Fire», l'épreuve du feu. Après la «Neknomination» ou encore la mode du «À l'eau ou au resto», une nouvelle pratique dangereuse s'est emparée des réseaux sociaux aux États-Unis. Sur des vidéos de plus en plus nombreuses, on voit des adolescents s'enduire de liquides inflammables, avant d'approcher un briquet et de prendre littéralement feu. Cette cascade inquiète les médias américains.



Le site The Daily Dot a ainsi diffusé plusieurs images postées sur YouTube, Instagram ou encore Vine. Le phénomène ne serait pas nouveau, explique le site, mais il connait une recrudescence ces derniers jours. En témoigne la vidéo, intitulée «Le Fire Challenge tourne mal», postée il y a quelque jours sur YouTube.

Sur ces images, un adolescent s'asperge abondamment le torse dans une salle de bain, mais finalement les flammes se propagent sur son pantalon. Dans une seconde vidéo de quelques secondes, le même adolescent apparaît cette fois avec un bandage lui recouvrant tout l'abdomen.

Et le «Challenge Fire» n'en est pas à sa première victime. À Lexington, dans le Kentucky, un adolescent de 15 ans s'est ainsi brûlé le torse au second degré.

La victime ne s'attendait certainement pas à cela quand elle a décidé d'imiter ses amis. «Une fois éteint, ça commencait déjà à cloquer, c'était insupportable», témoigne l'adolescent inconscient. Et quand une autre chaine de télévision l'interroge sur les raisons qui l'ont poussé à faire ça, il ne sait pas quoi répondre: «Je ne sais pas, je n'ai pas vraiment réfléchi.»

Les autorités mettent de leur côté en garde les adolescents qui seraient tentés par l'expérience. Un pompier de Lexington explique ainsi que les brûlures dont souffre l'adolescent resteront sur lui à vie. Pire, une brûlure au troisième degré nécessiterait, elle, une greffe de la peau.