Socialisme ó muerte... Il faudra bientôt laisser ses empreintes digitales pour faire ses courses au Venezuela

26/08/2014 06:41

LEO RAMIREZ / AFP

Le président vénézuélien Nicolas Maduro veut mettre en place un système obligatoire basé sur les empreintes digitales dans tous les supermarchés d'ici le mois de décembre de cette année.

Ce système viserait à prévenir les pénuries alimentaires devenues monnaie courante, et les trafics de produits alimentaires.

Il aurait pour objectif d'empêcher les gens d'acheter de trop grandes quantités d'un article pour le revendre sur le marché noir.

Selon le gouvernement, 40% des produits que le gouvernement subventionne pour la vente sur les marchés domestiques partent en contrebande pour la Colombie voisine, où ils sont revendus plus chers.

Maduro a expliqué que ce système serait similaire au système qui était utilisé pour voter aux élections dans le pays.

L'opposition a immédiatement critiqué ce projet, affirmant qu'il traite les citoyens comme des voleurs, qu'il viole leur vie privée, et que cette mesure s'assimile à du rationnement.

Le pays est aux prises depuis plus d'un an à des pénuries de produits de base comme le papier toilette, le lait, le beurre, le dentifrice, le savon, et l'huile, entre autres. Le contrôle des changes  et la pénurie de dollars qu'il a provoquée ont anéanti la capacité des consommateurs à se procurer des produits importés.

Les contrôles des prix font que les producteurs ne peuvent plus produire les produits parce que leurs marges sont pratiquement inexistantes.

Le dernier indice de rareté date du mois d'avril, et il indiquait qu'un produit sur cinq n'était plus disponible. A fin juin, l'inflation sur un an atteignait 62%.

Malgré l'immense richesse pétrolière - le pays dispose de 200 ans de réserves de pétrole - l'économie vénézuélienne est au plus mal.

La cause de la récession économique peut être facilement trouvée dans la politique menée par le régime.

Par exemple, certaines installations pétrolières, utilisées comme des vaches à lait, sont mal gérées et ne pompent qu'à 50% de leur capacité.

Les équipements qui deviennent obsolètes ne sont pas remplacés. Le gouvernement évite tout investissement dans l'avenir.

La situation est si grave que 17.000 soldats vénézuéliens ont été déployés à la frontière avec la Colombie pour empêcher que des produits alimentaires bon marché ne quittent le pays.