Syrie: les frappes américaines restent en suspens

26/08/2014 20:05

par RFI

media

 Barack Obama lors d'une conférence de presse, le 18 juillet 2014.REUTERS/Larry Downing

A son retour de vacances, Barack Obama a retrouvé sur son bureau un agenda chargé, notamment en matière de politique étrangère où les situations explosives se multiplient de l'Ukraine à l'Irak en passant par Gaza et la Libye. La Maison Blanche a fermement rejeté une proposition syrienne de coordoner la lutte contre l'EI.

Avec notre correspondant à Washington,Jean-Louis Pourtet

Depuis  la décapitation du journaliste James  Foley qui a horrifié l'Occident, les pressions s'accentuent sur Barack Obama pour qu'il ordonne des frappes aériennes en Syrie, à Raqqa notamment, où les jihadistes ont leur quartier général.

Son porte-parole, Josh Earnest a  toutefois annoncé hier qu'il n'avait pas encore pris de décision. Il préférerait former une coalition avec les Européens qui sont tout aussi menacés que les Américains et avec d'autres pays arabes alliés.

Par une de ces étranges ironies de l'histoire, le ministre des Affaires étrangères syrien, Wallid al-Mouallem a dit que la Syrie était prête à coopérer avec les Etats-Unis, si ceux-ci lui demandaient l'autorisation de survoler son territoire : une telle éventualité a été rejetée avec force par la porte-parole du département d'Etat, Marie Harft aussi bien que par celui du Pentagone, le contre-amiral Kirby :

« Nous n'avons aucune intention de coordonner avec la Syrie ou l'EI. Je le répète, il n'y a aucun plan pour des discussions en profondeur avec le régime Assad sur ce que nous pourrions faire ou ne pas faire en Syrie. »

On en saura peut-être un peu plus sur les intentions de Barack Obama, lorsque celui-ci s'adressera aujourd'hui aux anciens combattants qui tiennent leur réunion annuelle à Charlotte, en Caroline du Nord.

Des drones pour préparer le terrain

Si les frappes aériennes ne sont pas encore annoncées, les Etats-Unis sont sur le point d'envoyer des avions-espions  et des drones au-dessus de la Syrie pour repérer les jihadistes ultra-radicaux et préparer le terrain. C'est ce qu'a indiqué un haut responsable américain à l'AFP lundi.

Selon ce responsable, les appareils auront pour tâche d'aider le Pentagone à avoir une meilleure vue d'ensemble des positions des combattants de l'Etat islamique (EI).

Le Wall Street Journal a été le premier à publier cette information lundi et a précisé que les vols devraient « bientôt » commencer.