Ukraine : une paix durable n'est possible que si l'intégrité territoriale est respectée - ONU

08/09/2014 20:47

Le Sous-Secrétaire général aux droits de l'homme, Ivan Simonovic. Photo ONU/Paulo Filgueiras

Alors qu'un cessez-le-feu en Ukraine a été conclu la semaine dernière, le Sous-Secrétaire général des Nations Unies aux droits de l'homme, Ivan Simonovic, a rappelé lundi qu'une paix durable dans l'Est du pays n'est possible que si elle est fondée sur un règlement politique respectant l'intégrité territoriale.

« Les discussions actuelles au plus haut niveau sur le cessez-le-feu sont encourageantes », a dit M. Simonovic dans un discours lors d'une réunion spéciale de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) consacrée à l'Ukraine à Vienne.

« Toutefois, une paix durable dans l'Est de l'Ukraine ne peut être fondée que sur un règlement politique qui respecte l'intégrité territoriale du pays et garantit les droits de l'homme pour tous, y compris le plein respect de la langue et des autres droits des minorités ethniques », a-t-il ajouté.

M. Simonovic a appelé l'OSCE a utilisé son mandat pour arriver, aux côtés de l'ONU, à un tel résultat dès que possible. « Il faut épargner à l'Ukraine un hiver d'horreurs ! », a-t-il dit.

Le Sous-Secrétaire général a rappelé qu'une solution militaire ne peut pas régler les problèmes dans l'Est de l'Ukraine.

« Alors que le côté ukrainien s'est renforcé, grâce à la mobilisation et à une meilleure organisation, l'autre côté a réagi par un déploiement accru de nouveaux combattants et par davantage d'armes sophistiquées, qui viendraient de l'extérieur du pays.

Chaque changement dans l'équilibre des forces entraîne un coût plus élevé pour la population civile », a souligné M. Simonovic.

« Le prix de l'escalade des hostilités est payé par tous les Ukrainiens, quelles que soient leur appartenance ethnique ou leur affiliation politique », a-t-il ajouté.

Selon lui, les dégâts causés aux infrastructures, y compris les habitations, les écoles, les magasins, les usines et les mines, par les bombardements, et le sabotage des routes, des voies ferrées et des ponts auront des répercussions de long terme sur le relèvement de l'Est de l'Ukraine et de l'ensemble du pays.

« Le conflit draine des ressources qui pourraient être utilisées autrement pour des réformes nécessaires et une meilleure qualité de vie pour tous les Ukrainiens », a-t-il souligné.

De son côté, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires politiques, Jeffrey Feltman, a aussi déclaré que l'ONU était encouragée par l'accord de cessez-le-feu de vendredi. "Nous espérons que cela soit suivi par une mise en œuvre complète.

Nous applaudissons le rôle de l'OSCE dans l'obtention de cet accord", a-t-il dit devant le conseil permanent de l'OSCE réuni à Vienne.