Un monde sans murs, pas sans frontières

20/07/2014 14:29

C'est le titre d'un article d'Yves Charles Zarka, professeur de philosophie politique à l'université Paris-I, directeur de la revue Cités, paru cette semaine dans Le Monde (Edition du 21 septembre 2007).

Dans cet article, il nous invite à évaluer les risques d'un monde sans frontières, sans territoires et finalement sans culture    « Un monde sans frontières serait un désert, homogène, lisse, sur lequel vivrait une humanité nomade faite d'individus identiques, sans différences. Alors qu'un monde traversé de frontières, mais reconnues et acceptées de part et d'autre, est un monde de différences coexistantes et de diversités florissantes« .


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Le management interculturel repose sur ces même convictions. L'enjeu des entreprises mondialisées ne doit pas être de détruire les frontières pour organiser un monde homogène.

Ce qui signifie ne pas vouloir à tout prix uniformiser les processus RH et les modes de management largement imprégnés de valeurs et donc de culture.

Ce qui ne doit pas conduire, au nom de la rationalité économique, à proposer les mêmes produits partout

Il doit consister à organiser un espace de contact, de compréhension et de dialogue entre zones culturelles, source de fécondations réciproques et parade contre le risque de transformation de la frontière en mur.

Ce qui veut dire organiser des parcours de carrière internationaux, valoriser les profils multiculturels, les salariés bi-culturels, ceux qui peuvent jouer le rôle de passeur et de médiateur culturel.

Ce qui signifie mettre en place des formations culturelles et donc outiller les salariés des décrypteurs de base leur permettant d'aller à la rencontre de l'autre serein, toujours curieux, ni trop naïf, ni trop maladroit.

BS