YouTube se lamente à propos de Manchester et... en même temps aide les futurs poseurs de bombes

28/05/2017 09:22

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La plate-forme vidéo YouTube, filiale de Google, a exprimé sa compassion à l'égard des victimes de l'attentat de Manchester, mais parallèlement aide les terroristes de demain, écrit la rédaction du journal britannique The Times dans un article intitulé « Online Anarchy ».

Selon le journal, on trouve sur YouTube, des indications pour des meurtriers de masse ainsi que des modes d'emploi pour fabriquer des bombes. Ce phénomène existerait également sur d'autres médias sociaux.

Le journal estime qu'une régulation stricte doit être exigée étant donné que les grandes entreprises présentes sur Internet continuent avec entêtement à ne pas  respecter leurs obligations morales et légales.

« Il a été répété souvent que les réseaux sociaux publient des contenus haineux et parfois illégaux et en tirent du profit », ajoute le journal qui affirme avoir trouvé sur Facebook des images d'abus d'enfants, tout comme de la propagande terroriste sur Twitter et des séquences glorifiant les génocides sur YouTube.

Passivité

Toutefois, selon le journal britannique ajoute, les réseaux sociaux, après des mois d'ambiguïté, ont enfin commencé à chercher une réponse à ce problème. Mais ces plateformes ont encore une attitude trop passive.

Les contenus concernés sont souvent très faciles à retrouver, mais sont rarement la cible d'une action de la part du réseau social.

« Les gouvernements sont de plus en plus conscients de ces problèmes », explique The Times. « Les fonctionnaires de l'UE travaillent à une solution au niveau européen. »

« Internet n'est d'ailleurs pas le seul moyen d'endoctrinement et de formation de futurs terroristes et une réglementation n'empêchera pas les attentats, mais trop souvent, les réseaux sociaux sont un refuge où les extrémistes peuvent préparer leurs actions et diffuser leur idéologie toxique. »

« Il est inacceptable qu'une entreprise légale propage des guides de fabrication de bombes. Aucun éditeur ne devrait pouvoir faire cela sans être sanctionné. Les entreprises d'Internet doivent chercher ces contenus et les éliminer. Si les réseaux sociaux ne prennent pas des mesures, c'est alors aux autorités d'intervenir », conclut le journal.