Recherche Scientifique et Institutions

Les institutions aussi bien nationales qu'internationales sont "pourvoyeuses" de la recherche scientifique qui généralement a bien souvent besoin des moyens et des stratégies pour en faire un "pôle d'excellence" et d'émergence...

Qu'en est-il des ressources que les pays africains y mettent par rapport à leur PIB? L'Europe qui est l'un des partenaires historiques dont l'Afrique observe les modèles consacre par pays 3% de son PIB à la recherche scientifique.

C'est une norme qui a permis bien des prouesses scientifiques qui en disent long. En Afrique, qui pourtant appelle son émergence de tous ses vœux avec des échéances hâtives n'y consacre paradoxalement que moins de 0,5% du PIB.

Comment à ce faible niveau d'engagement l'Afrique s'obstinerait-elle dans ses rêves de modernisation, sans faire de la recherche scientifique un de ses chevaux de bataille dans la conquête du plus-être pour permettre au continent de "se réaliser" pleinement?

Doit- elle restée dépendante et ne pas avoir de l'incidence sur le progrès de ses populations ? Ses beaux jours dans la mondialisation en dépendent !

En effet, les chercheurs ont de tout temps étaient le fer de lance des échanges dans le monde, leur domaine étant au cœur des enjeux de bien des évolutions de la condition humaine ; étant donné, bien entendu, le caractère complémentaire et interdépendant que leur impose la recherche de la vérité scientifique nécessitant des procédures de vérification de la véracité des données dans la soutenance et la confirmation des hypothèses, voire même dans l'innovation...



Et, étant tous "des nains sur les épaules des géants", cet aphorisme qui fait recette en la matière met à juste titre en évidence une interface indispensable dans la mise en commun des connaissances.

Cela est valable pour les chercheurs de tous horizons. Mais malgré le rapprochement facilité par tant de réseaux et de supports de communication scientifique, il est encore des chercheurs coupés du "monde scientifique opérationnel", faute de rouages efficaces dans leur environnement nationaux et continentaux immédiats pour rendre effectifs leurs travaux et faire œuvre utile dans les challenges qu'ils ambitionnent.



Quelques aléas en sont les goulots d'étranglement qui amenuisent les élans et les essors des peuples de chercheurs, par manque de moyen et/ou de politique scientifique cohérente.

Pourquoi donc un tel domaine aussi vital peut-il subir des dysfonctionnements que l'on a souvent observés dans le manque d'émergence de la recherche en Afrique?

Pourquoi "l'Etat-stratège africain" ne sait pas investir la part congrue de ses ressources dans la recherche ?

N'a-t-il pas conscience que la recherche scientifique éclaire nos lanternes, découvre, innove, invente, contribue à alléger la vie, trouve des panacées à nos maux et nous aide à améliorer nos manques et performances.

C'est le domaine qui est à l'affût des solutions à correspondre à nos besoins, attentes et espérances.

Notre association de médiations interculturelles s'intéresse aussi aux chercheurs dès sa création en 2004 de par le contenu de son objet repris dans le journal officiel qui stipule :

" Promouvoir et rechercher la diversité et l'efficacité des atouts de la « coopération décentralisée », des jumelages, des échanges artistiques, culturels et scientifiques entre les peuples à travers réflexions et analyses élaborées par « un Observatoire International de la Mobilité des Cultures», en sigle OIMC, érigé au sein de notre association en bureau d'études ; Raison pour laquelle nous plaçons un Focus particulier sur "LES PHAGES" et "la phagothérapie", qui fait aujourd'hui la grande actualité scientifique africaine pour le moins insolite, une problématique à la fois ancienne, vu sa genèse qui remonte au début du siècle passé dans ses expérimentations non moins empiriques mais par moment efficace dans les pays de l'Europe de l'Est (1919).

Ayant fait des émules, à force de recherches en Europe occidentale qui y a mis de plus en plus des moyens, les enjeux de la recherche sur les "phages" ouvrent des voies thérapeutiques sur bien des maladies...

L'Afrique vient d'y avoir sa toute première spécialiste africaine en la personne de Madame ESSO You Christiane, Universitaire originaire de la Côte d'Ivoire, qui vient d'obtenir son doctorat en biologie moléculaire sur une thèse pour le moins audacieuse orientée vers les "Bactériophages" ou "les bactéries qui combattent les bactéries pathogènes".

Quelle belle aventure scientifiques, notamment lorsque elle nous apprend que l'antibiothérapie  inopérante  y  trouverait  une alternative...

Une cause scientifique qui mériterait toute l'attention des pôles d'excellence du continent africain dont l'institution entant qu'Union commence à bouger les lignes, même timidement en exhortant  les  Etats  africains  à  consacré  1  %  de  leur  PIB  à  la recherche scientifique à l'échéance 2020...Quelques désaccords ont découlé de cette proposition d'ambition nouvelle de l'UA : les dirigeants africains n'étaient pas parvenus à un consensus notamment sur la manière dont il fallait financer un plan à y dédié estimé initialement à 158 millions de Dollars sur cinq ans.

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Mais certains pays africains en ont individuellement déjà été conscients notamment l'Afrique du Sud qui  avait  déjà  consacré  plus  de 3,1 milliard de dollars à la recherche et l'Egypte plus de 400 millions de dollars mettant ses(2)  deux  pays notamment  à l'avant-garde de l'aéronautique,   du   génie    nucléaire,    de    la    chimie,    de la métallurgie, de l'agriculture et de la médecine (Afrique du Sud); d'où, la valorisation par l'Egypte de son domaine de la chimie et de l'ingénierie qui en fait le pays le plus avancé de l'Afrique du Nord en cette matière.

Les exemples d'importants engagements financiers volontaristes de ces Etats africains sont appelés de tous nos vœux pour donner au continent africain les moyens d'assoir la légitimité de ces "têtes pensantes" pour que vaines ne soient leurs passions...

Josué MUKALENGE