Hommage Herve GOURDEL «On manifeste d'abord en tant que Français et pas en tant que musulmans»

        

Photos (c) AMI/OIMC  2014 Ltd

Le grand rassemblement républicain lancé par SOS Racisme, après l'assassinat de l'otage français Herve GOURDEL, n'a réuni malheureusement qu'un petit millier de personnes ce dimanche à Paris.

Suite à l'invitation de notre ami Jacky MAMOU Président du Collectif Urgence Darfour, AMI/OIMC par son
président Josué MUKALENGE a participé  à l'appel du grand «rassemblement républicain», pris à l'initiative de SOS Racisme et d'une trentaine d'associations et partis (SOS Racisme, Licra, Jeunes socialistes, CGT, PCF...).

Quelques jours après la décapitation de l'otage Français Hervé Gourdel par un groupe jihadiste, le rendez-vous était fixé à 14h30 ce dimanche, place de la République à Paris.

Sur place flottait quelques drapeaux de la Licra (Ligue contre le racisme et l'antisémitisme), du Parti communiste français (PCF), et les classiques «Touche pas à mon pote».

Dans la foule clairsemée une poignée de pancartes, comme «Oui à la fraternité et à la laïcité», «Non au
terrorisme islamiste» « Religion = Meurtre ? »
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Photos (c) AMI/OIMC  2014 Ltd

Sous ce beau soleil d'un dimanche d'automne, ils étaient près d'un millier à avoir répondu présents.

Dans le lot, beaucoup de militants de SOS Racisme, mais aussi... Frigide Barjot, ancienne égérie de la Manif pour tous.

Elle tracte à tout-va pour les Chrétiens d'Orient après le lynchage médiatique qu'elle a subit orchestré par une certaine presse et ... allez savoir qui ? 

Celle-ci s'est prêtée fort gentiment à un entretien spontané avec notre Président Josué MUKALENGE dont nous vous livrerons la transcription intégrale à la une de notre site en fin de semaine, ils ont abordé ensemble la part du cultuel dans la dialectique interculturelle d'aujourd'hui.

Photos (c) AMI/OIMC  2014 Ltd

Aperçue  aussi : «Nous sommes tous des sales Français», en référence à l'appel lancé jeudi par la communauté musulmane française pour dénoncer les barbaries commises au nom de l'islam par les jihadistes de l'Etat islamique.

Croisée parmi les manifestants ce dimanche, Feiza, 32 ans, d'origine tunisienne, est là «d'abord en mémoire d'Hérvé Gourdel, pour dénoncer ce crime odieux et pour dire que la France a un rôle à jouer pour éviter les amalgames qui risquent de se reproduire.» 

Ryad, 47 ans et sa femme Kalifa, 37 ans, sont venus en famille avec leurs deux enfants, Youssef et Nabil, 9 et 7 ans. Ils sont d'origine algérienne.

«On manifeste d'abord en tant que Français et pas en tant que musulmans. On ne se sent responsables, ni coupables de ces atrocités.»

C'est la première fois qu'ils participent à une manifestation, «on ne veut pas laisser l'espace médiatique à ceux qui dévoient notre religion.»

«Quand je marche dans la rue, je me demande ce que les gens pensent de moi, je me sens inférieure, raconte Meriem, 35 ans, d'origine algérienne. Elle s'inquiète pour elle et ses deux enfants.Mes enfants ont peur d'être stigmatisés à l'école. Le risque principal, c'est les amalgames.»

BS