'Les musulmans non-islamistes doivent purger leur théologie de tout ce qui est contraire aux droits de l'homme et à la démocratie'

08/10/2014 11:14

ARIS MESSINIS / AFP

Le conflit avec l'islamisme est considéré comme une confrontation politique. Mais on oublie alors de prendre en compte une particularité que l'extrémisme islamiste partage avec les idéologies fasciste et communiste : l'idée qu'il faut supprimer tous ceux qui ne conforment pas à un certain modèle d'individu.

Comme ces idéologies, l'islamiste conduit donc au meurtre, analyse Jacques Schuster du journal allemand Die Welt. Il rappelle que la chute du Mur de Berlin est la conséquence d'une « idée qui a brillé dans l'obscurité », d'une façon de penser différente, dissidente à l'idéologie en place.

« Il est étrange que personne ne souligne cela dans la lutte contre le djihadisme et le combat que les Islamistes mènent pour dominer le monde. L'une des raisons qui explique ce manquement est qu'à l'ère du politiquement correct et de la tendance généralisée à la circonspection, peu en Occident ont le courage de mettre l'Islamisme en parallèle avec les idées totalitaires du 20ème siècle. Pourtant, d'innombrables paroles et actes prouvent cette affiliation. (...)

Soyons clairs : le fascisme, le communisme et l'islamisme, ont beaucoup de choses en commun. (...) Tous les trois partagent une pensée commune. Elle culmine dans l'idée de l'éradication de ce qui est soi-disant « nocif » et « superflu », pour assurer la bonne marche d'un mouvement, ce qui équivaut finalement au phénix qui renait de ses cendres, à la nécessité de construire un homme d'un nouveau genre.

Si vous deviez caractériser le fascisme, le communisme et l'islamisme par une règle générale, elle serait la suivante : ils ont abouti tous les 3 à un commandement commun, « Tu tueras ». (...)

Il est temps de traduire des romans et de les distribuer dans ces Etats - sous la forme de livres, ou au moyen d'internet - où les jeunes ont soif d'apprendre, mais où, privés d'espérance, ils cherchent des idées, et ne trouvent aucune alternative aux émanations spirituelles de l'islamisme. »

L'islamisme est aussi un problème dans notre pays,  écrit Rudi Dierick sur de Bron :

« Les musulmans modérés se plaignent aussi de la grande domination du mouvement islamiste dans les mosquées flamandes. Les imams et les théologiens démocratiques sont rares, encore plus que dans les autres pays occidentaux. (...) D'autres soulignent (...) la négation « politiquement correcte » de l'islamisme et d'autres facteurs endogènes. (...)

L'extrémisme n'a pas sa place dans notre société. Nous ne renouerons pas avec la paix sans des mesures difficiles et des lois fermes pour gagner le respect.

Cela devrait comprendre l'organisation de poursuites pour tous ceux qui prônent l'extrémisme, et l'interdiction de retour au pays, la révocation du passeport et de la nationalité pour tous ceux qui participent à des crimes islamistes ou ceux qui voyagent dans les zones sous contrôle islamiste. Des centaines d'actions sont nécessaires pour assurer l'intégration.

Cependant, les musulmans (non-islamistes) portent une responsabilité cruciale. Ils peuvent purger leur théologie de tout ce qui est contraire aux droits de l'homme et à la démocratie, et contribuer à réduire l'ignorance chez les musulmans du monde. »

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