Al-Qaïda revendique une attaque près de l'ambassade américaine au Yémen

28/09/2014 06:14

Les États-Unis avaient ordonné jeudi une réduction du... (Photo Khaled Abdullah, Reuters)

Les États-Unis avaient ordonné jeudi une réduction du nombre de leurs employés en poste dans le pays, invoquant «la poursuite des troubles civils» et les risques d'«escalade militaire».Photo Khaled Abdullah, Reuters

Agence France-Presse SANAA Al-Qaïda au Yémen a revendiqué le tir d'une roquette samedi près de l'ambassade américaine à Sanaa qui a pour sa part mis en doute le fait d'avoir été la cible d'une attaque.
                                               

«Ansar al-Charia a visé l'ambassade américaine à Sanaa avec une roquette de type Law», a affirmé dans un communiqué diffusé sur Twitter le groupe Ansar al-Charia, nom sous lequel Al-Qaïda opère au Yémen.

Plusieurs soldats postés devant l'ambassade ont été blessés et un véhicule blindé endommagé dans cette attaque visant à «venger les enfants musulmans ciblés par une attaque de drone américain dans la province de Jawf vendredi», détaille le texte.

Peu avant, la mission diplomatique avait indiqué qu'il n'y avait «aucune raison de penser que l'ambassade américaine ait été la cible» d'une attaque, assurant que la chancellerie n'avait «pas été touchée» et que les autorités yéménites enquêtaient.

Cette attaque intervient alors que les rebelles chiites d'Ansaruallah sont parvenus il y a près d'une semaine à prendre le contrôle de la quasi-totalité de Sanaa, sans résistance des forces gouvernementales, mais au prix de violents affrontements avec leurs adversaires sunnites du parti Al-Islah, épaulés par une partie de l'armée.

Les États-Unis avaient ordonné jeudi une réduction du nombre de leurs employés en poste dans le pays, invoquant «la poursuite des troubles civils» et les risques d'«escalade militaire».

Le ministère américain des Affaires étrangères a toutefois précisé que son ambassade à Sanaa continuait de fonctionner avec un «personnel réduit».

La chancellerie américaine avait déjà fermé durant cinq semaines en mai 2014.

Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa) a profité de l'affaiblissement du pouvoir central en 2011, à la faveur de l'insurrection populaire contre l'ancien président Ali Abdallah Saleh, pour renforcer son emprise dans le pays.