Charlie Hebdo victime du terrorisme lache et aveugle.

07/01/2015 13:51

Le siège du journal "Charlie Hebdo" a été visé ce mercredi 7 janvier par  des tirs d'armes automatiques. Selon les premiers éléments, des hommes  cagoulés et vêtus de noir ont pénétré dans le siège du journal  avant de faire feu à la kalachnikov.

Deux hommes armés ont attaqué le siège du journal Charlie Hebdo, sis au 10, rue  Nicolas-Appert, dans le 11e arrondissement de Paris, près de la station  de métro Richard-Lenoir. Selon un témoin cité par l'agence Reuters, une  trentaine de coups de feu ont été entendus. Le dessinateur Luz a aussitôt évoqué  auprès de l'Agence France-Presse des "victimes".

Le parquet de Paris a confirmé que douze personnes avaient été tuées. Une vingtaine d'autres auraient été blessés, sans qu'un bilan définitif puisse pour le moment être donné. Le président français François Hollande s'est rendu sur les lieux. Il avait confirmé onze victimes tandis que quatre personnes restaient "en situation d'urgence absolue entre la vie et la mort".

"Nous avons engagé le plan Vigipirate. Les auteurs de ces actes seront poursuivis. La France est devant un choc. C'est un attentat terroriste, ça ne fait pas de doute", a poursuivi le chef de l'État.

Il n'y a pour l'heure aucune revendication. Il semble que les agresseurs aient pu s'enfuir et sont activement recherchés alors qu'ils ont abandonné leur voiture près de la place du Colonel Fabien, rue de Meaux.

Sur des images filmées par un journaliste de l'agence Premières Lignes, depuis un immeuble situé à proximité du bâtiment, on entend des coups de feu et des voix, dont une criant "Allah Akbar".

Une autre vidéo diffusée sur Facebook montre deux assaillants qui abattent un policier, d'abord blessé, puis achevé au sol.

Ils sont armés de fusils d'assaut qui ressemblent à des kalashnikov. Selon l'AFP, les agresseurs ont crié "Nous avons vengé le prophète !".

Le journal Charlie Hebdo avaient été à de nombreuses reprises la cible de menaces, notamment après ses unes sur le prophète Mahomet.

«Horreur absolue»

Claude Bartolone, président socialiste de l'Assemblée nationale française, a dénoncé une «horreur absolue après l'attaque de Charlie Hebdo», une condamnation reprise aussi par des membres de l'opposition de droite.

Sans que l'on sache s'il y a un lien avec cette attaque, Charlie Hebdo a fait la une de son dernier numéro paru ce mercredi sur la sortie de Soumission, nouveau roman controversé de l'écrivain Michel Houellebecq, l'un des auteurs français les plus connus à l'étranger.

Ouvrage de politique fiction, le livre brosse le portrait d'une France islamisée en 2022, après l'élection d'un président de la République musulman.

«Les prédictions du mage Houellebecq : en 2015 je perds mes dents... En 2022 je fais Ramadan!», fait dire à un Houellebecq caricaturé l'édition de Charlie Hebdo parue mercredi.

L'hebdomadaire satirique a été menacé à de nombreuses reprises depuis la publication de caricatures de Mahomet en 2006.

En novembre 2011, le siège de Charlie avait été détruit dans un incendie criminel, déjà qualifié d'«attentat» par le gouvernement de l'époque.

En 2013, un jeune homme de 24 ans avait été condamné à de la prison avec sursis pour avoir appelé sur l'internet à décapiter le directeur de Charlie Hebdo après la publication de caricatures de Mahomet.


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