Des pays européens demandent un meilleur enregistrement des migrants

30/08/2015 18:56

Thomas de Maizière, ministre de l'Intérieur de Allemagne.... (PHOTO ODD ANDERSEN, AFP)

Thomas de Maizière, ministre de l'Intérieur de Allemagne.PHOTO ODD ANDERSEN, AFP

Associated Press BERLIN

Les ministres de l'Intérieur de Allemagne, de la France et du Royaume-Uni réclament un meilleur enregistrement des migrants qui gagnent les côtes du sud de l'Europe et la création d'une liste de pays d'origine considérés «sûrs».

L'Allemand Thomas de Maizière, le Français Bernard Cazeneuve et la Britannique Theresa May ont publié un communiqué dimanche après s'être rencontré à Paris, la veille.

Ils ont souligné l'importance de cibler les «points chauds» en Grèce et en Italie d'ici la fin de l'année pour s'assurer que les autorités prélèvent les empreintes digitales de tous les migrants, leur permettant ainsi d'identifier rapidement ceux qui ont besoin de protection.

Ils ont également appelé à l'organisation d'une rencontre spéciale des ministres européens de l'Intérieur et de la Justice dans les deux prochaines semaines. M. De Maiziere a affirmé qu'ils n'avaient «plus de temps à perdre» et que l'Europe ne pouvait pas attendre à la prochaine rencontre prévue au début du mois d'octobre.

L'Allemagne, qui a reçu de nombreuses demandes d'asile de pays de la région des Balkans cette année, tient à cette liste de pays «sûrs» pour diminuer son nombre de migrants déportés en raison de refus.

Pour mieux aider ceux qui sont dans le besoin, les pays européens doivent aussi identifier ceux qui ne peuvent rester, a plaidé la chancelière allemande Angela Merkel, dimanche. Mais ceux qui demeurent en Europe devraient être intégrés plus rapidement, a-t-elle ajouté.

Le nombre de réfugiés en Allemagne devrait grimper à 800 000 cette année - soit quatre fois plus que l'année dernière. M. De Maiziere croit que cette prévision «sérieuse» est «trop élevée pour l'Allemagne».

Berlin voudrait que les autres pays européens en fassent davantage pour l'aider puisque la situation actuelle est «injuste», selon Mme Merkel.