FMI : La croissance britannique sera supérieure à celle de la zone euro après le Brexit

03/02/2020 10:46

À en croire un nouveau rapport du Fonds monétaire international, le Brexit pourrait ne pas être trop dommageable pour le Royaume-Uni, du moins à court terme. Son économie devrait en effet connaître une croissance plus rapide que celle de la zone euro pendant au moins deux ans.

Dans un récent rapport, le FMI indique que l’économie britannique devrait connaitre une croissance de 1,4% cette année. Pour la zone euro, en revanche, on ne s’attend qu’à des progrès de 1,3%.

L’année prochaine, la Grande-Bretagne devrait connaître une nouvelle accélération économique de 1,5%, contre 1,4% pour la zone euro. Une tendance que l’on a pu observer l’année dernière : la Grande-Bretagne a connu une croissance économique plus forte que celle de la zone euro.

La fin des doutes

Le Fonds monétaire international prévient que la croissance de la zone euro pourrait être freinée par une reprise plus lente des économies allemande et italienne. L’économie espagnole pourrait, quant à elle, connaître un ralentissement.

En Grande-Bretagne, en revanche, l’incertitude quant à la possibilité de quitter l’Union européenne a disparu. Par conséquent, on peut s’attendre à ce que les entreprises investissent à nouveau davantage dans le pays, selon le rapport.

Une réserve toutefois pour le Fonds monétaire international : la croissance économique britannique dépendra d’une séparation progressive et ordonnée de l’Union européenne.

Le temps presse

La Grande-Bretagne quittera officiellement l’Union européenne à la fin du mois de janvier. Il s’ensuivra une période de transition, durant laquelle il faudra fixer les règles de leur future relation. Cette période transitoire s’étendra jusqu’à la fin de cette année.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson déclare que ce délai sera suffisant pour parvenir à un accord commercial complet. Toutefois, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, prévient qu’il sera impossible de parvenir à un accord complet d’ici la fin de cette année.

‘Si les négociateurs ne sont effectivement pas en mesure de présenter un règlement définitif d’ici la fin de l’année, les deux parties risquent de ne parvenir qu’à un accord partiel’, indique le rapport. ‘Cela pourrait avoir un impact négatif sur les perspectives de croissance économique britannique’.