Google développe des nano-particules qui détecteront les maladies telles que le cancer

02/11/2014 15:07

Google est en train de développer des nanoparticules qui auraient pour fonction de patrouiller  dans l'organisme humain à la recherche de signes de présence d'un cancer ou d'autres maladies, rapporte le Wall Street Journal.

Les minuscules particules magnétiques, dont la taille représenterait moins d'un millième de celle d'un globule rouge, se fixeraient sur les cellules, les protéines, et les autres molécules présentes dans le corps humain pour détecter les premiers signes du développement des maladies.

Un dispositif qui pourrait être porté sur le corps et qui comporterait un aimant pourrait permettre de les attirer et de les compter. 

Les nanoparticules pourraient être ingérées au moyen d'une pilule qu'il faudra avaler.

Ce projet s'inscrit dans la volonté de Google de diversifier ses activités bien au-delà de la publicité. Il fait partie des autres grands projets du laboratoire de recherche de Google, Google X.

Ces autres projets incluent notamment les voitures automotrices, les lunettes interactives Google Glass, ou encore le projet Loon de connexion à Internet au moyen de ballons positionnés dans la stratosphère. 

Avec ce nouveau développement, l'équipe espère rendre la médecine plus proactive que réactive.

« Chaque examen qui réclame une visite chez un médecin pourra être fait avec ce système. C'est notre rêve », a expliqué Andrew Conrad, qui dirige l'équipe de Sciences de la Vie du laboratoire Google X, au cours de la WSJD Live Conference, mardi.


Il explique que son équipe a déjà réalisé des avancées dans la création des particules minuscules d'oxyde de fer, et dans la détermination des revêtements qui leur permettront de s'implanter sur des cellules cibles.  

Mais il prévient cependant qu'il faudra encore 5 à 7 années de recherche avant que cette technologie ne soit opérationnelle.

Au cours de cet intervalle, son équipe devra surmonter d'impressionnants défis. L'appareil porté par l'usager devra être suffisamment petit pour se faire oublier, tout en contenant une batterie avec une autonomie correcte. 

D'autres contraintes sont d'ordre social. Selon Chad A. Mirkin, qui dirige l'institut International de Nanotechnologie de la Northwestern University, et qui est lui-même fondateur de 3 sociétés exploitant les nanotechnologies dans le domaine médical, il faut s'attendre à ce que les exigences réglementaires à satisfaire soient bien plus élevées pour ce dispositif que ce qui est requis pour les outils de diagnostic conventionnels.

Enfin, l'exploitation d'un tel système soulève aussi des questions dans le domaine de la vie privée.

La notion que Google pourrait constamment surveiller l'état de santé des individus ne rassure guère les critiques qui accusent déjà la compagnie de collecter trop d'informations personnelles.

Le Docteur Conrad assure que ce n'est pas Google qui recueillera ces informations médicales, mais que le géant de l'Internet envisage plutôt de concevoir un système de licence pour la distribution de ce produit.

Ce seraient donc d'autres sociétés qui exploiteraient cette technologie, et qui seraient responsables de la collecte des informations et de leur sécurité.