Grèce: sans accord avec les créanciers, «il faudra» des élections

08/06/2015 14:35

Le ministre grec du Travail Panos Skourletis a estimé lundi que si les... (PHOTO ALKIS KONSTANTINIDIS, REUTERS)

PHOTO ALKIS KONSTANTINIDIS, REUTERS Agence France-Presse Athènes

Le ministre grec du Travail Panos Skourletis a estimé lundi que si les négociations avec les créanciers d'Athènes sur le déblocage d'une tranche de prêts n'aboutissent pas, «il faudra recourir au peuple», c'est-à-dire à des élections anticipées.

Interrogé sur la possibilité d'un retour aux urnes des électeurs, qui ont porté la gauche radicale au pouvoir fin janvier, le ministre a déclaré sur la chaîne de télévision Mega que «cela dépendait de la conclusion ou non d'un accord» avec les créanciers UE et FMI de la Grèce.

«Si nous n'aboutissons à rien, j'estime qu'il faudra recourir au peuple (...) pour qu'il montre ce qu'il souhaite», a ajouté le ministre qui continue de croire qu'un compromis pourra être trouvé d'ici la fin juin.

Un sondage effectué ce week-end pour la radio Parapolitika donnait le parti Syriza d'Alexis Tsipras devançant largement (45%) les conservateurs de la Nouvelle Démocratie (21,4%) en cas d'élections.

Au 30 juin, la Grèce devra rembourser au FMI 1,6 milliard d'euros de prêts, à la suite de sa décision de regrouper à la fin du mois les quatre paiements que le pays devait faire en juin à l'institution de Washington. «Fin juin, les salaires et les retraites seront payés en premier et à partir de là, grâce à l'accord qu'il y aura, car il faut qu'il y ait un accord, nous aborderons la question des paiements au FMI», a dit M. Skourletis.

Selon le gouvernement grec, le premier ministre Alexis Tsipras, la chancelière Angela Merkel et le président français François Hollande doivent se rencontrer mercredi en marge d'un sommet consacré à la coopération avec les États latino-américains.

La Grèce négocie depuis des mois avec la Commission européenne, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne (BCE), qui lui réclament des réformes structurelles en échange de milliards d'euros d'aides financières.

Le premier ministre Alexis Tsipras a rejeté vendredi les propositions des institutions --notamment de coupes dans les retraites et des assouplissements du marché du travail-- les jugeant «absurdes».