Guérie de la maladie à virus Ebola, Rebecca retourne soigner les autres

30/12/2014 13:06

Le Directeur général de l'OMS, le Dr M. Chan, serre la main de Rebecca Johnson, infirmière ayant survécu à Ebola, en Sierra Leone, en 2014.   

Le Directeur général de l'OMS, le Dr M. Chan, serre la main de Rebecca Johnson, infirmière ayant survécu à Ebola, en Sierra Leone, en 2014. UNMEER/Martine Perret

Pour beaucoup de gens, le 22 décembre a marqué le début des vacances d'hiver, mais pour Rebecca Johnson, une infirmière de la Sierra Leone ayant survécu à Ebola, il a annoncé le retour au travail et un nouvel élan vital.

«Je vais reprendre le travail normalement comme je le faisais auparavant. Je porterai un ensemble complet d'EPI, mais je ne serai pas touchée une nouvelle fois car je suis immunisée.»

Les personnes ayant survécu à Ebola témoignent

Le week-end dernier, alors qu'elle se préparait à retourner travailler, elle a raconté son histoire au Directeur général de l'OMS, le Dr Margaret Chan, et a reçu une chaleureuse embrassade en retour. «Je me suis sentie bien lorsqu'elle m'a embrassée», a indiqué Rebecca. «Je vous suis vraiment reconnaissante à tous d'être venus nous aider.» 

«Je me suis sentie bien lorsqu'elle [le Dr Chan] m'a embrassée. Je vous suis vraiment reconnaissante à tous d'être venus nous aider.» 

Rebecca Johnson, infirmière en Sierra Leone

Pleinement rétablie maintenant, Rebecca porte toujours sur elle son certificat de sortie de l'hôpital pour prouver sa bonne santé. « Dans ma communauté, je souffre de stigmatisation et les gens propagent des ragots sur moi. Ils disent: «c'est elle, celle qui a eu Ebola», mais je sais que je suis plus saine qu'eux.

Rebecca, une infirmière de 28 ans qui s'occupait des personnes porteuses du virus Ebola à la Police Training School  Hastings I, dans la capitale de la Sierra Leone, Freetown, a présenté elle-même les symptômes de la maladie le 14 novembre. «Mon esprit ne voulait pas penser à Ebola. Non, ce n'était pas possible. J'ai été paralysée et j'ai vomi pendant plusieurs jours.»

Elle se rappelle avec intensité le choc sur le visage de ses collègues lorsque sa famille l'a amenée ici, non pour travailler, mais pour être soignée. «C'était dur pour chacun d'entre nous, mais, grâce à Dieu, j'ai survécu.»

La maladie à virus Ebola peut être battue

Et maintenant, ayant survécu à la maladie, elle retourne au travail non seulement pour soigner les malades, mais aussi pour faire savoir qu'Ebola peut être battue. «Je veux que cette épidémie finisse pour que les choses puissent retourner à la normale. Mon pays se noie - il n'y a plus d'écoles, l'économie est en ruine. Tout cela n'est pas facile.»