la mère du Président GBAGBO est décédée pendant son retour à son village natal .

17/10/2014 20:34

C'est dans des conditions particulièrement inadmissibles que la mère du Président GBAGBO est décédée dans les bras de son petit-fils Michel qui l'accompagnait pour son retour à son village natal depuis son exil forcé au Ghana.


Ce décès a choqué la société civile dans les milieux Africains de France, en suscitant un émoi dans les rangs de toutes les personnalités Africaines et Françaises conscientes et averties de la manière dont fonctionnent normalement les organismes de protection des réfugiés (Notamment
le HCR et la Croix rouge internationale
). 

En effet, selon des sources proches de la famille du Président GBAGBO, la santé de celle-ci âgée de plus de 90 ans,c'était sensiblement dégradée depuis près d'un an au Ghana où elle avait trouvé refuge en avril 2011 à l'abri des menaces de mort dont elle faisait l'objet depuis la chute du Président GBAGBO

Ce fait regrettable ne révèle-t-il pas des dysfonctionnements qui seraient l'arbre qui cache la forêt ? Tant et si bien que plusieurs questions se posent autour de ce décès :

-Quels sont les organismes nationaux et internationaux qui ont été au courant du déplacement de cette Dame ? (du fait de son âge tout déplacement par route fait l'objet d'un protocole d'évacuation sanitaire en véhicule médicalisé et adapté).

Selon les témoignages recueillis auprès de certains usagers des routes Ivoiriennes que nous avons interrogés, les tronçons y sont souvent en mauvais état et non moins malaisées, voire même très dégradés.

C'est sur ces routes défectueuses, entre Yamoussoukro et Oumé que le pire est arrivé.

Le HCR et la Croix rouge Internationale étaient-ils au courant de son état de santé ?  Comment avaient-ils pris en charge et organisé son retour d'exil du Ghana (qui aura duré 3 ans dans le pays du père fondateur de (l'OUA) l'ancêtre de l'Union Africaine et précurseur du panafricanisme) ?

Les deux (2) gouvernements Ghanéen et Ivoirien dirigés respectivement par Monsieur John Dramami MAHAMA du Ghana et Monsieur Alassane Dramane OUATTARA de la Côte d'Ivoire avaient-ils déjà évoqué ce sujet dans leurs entretiens?

Etaient-ils en contact régulier pour prévenir les conséquences diplomatiques d'une telle situation humanitaire concernant la mère en exile d'un ancien Chef d'Etat ?

Le gouvernement Ivoirien, sachant qu'il y a eu des déplacés de guerre et des réfugiés dans les pays limitrophes et surtout au Ghana, n'avait-il pas l'obligation de venir en aide à cette personne vulnérable notamment en lui proposant un bilan médical dans un hôpital au départ d' ACCRA et à ABIDJAN avec l'accompagnement de la Croix rouge Internationale, avant de la laisser prendre la route vers GAGNOA (600 km) ?

 Les détours qu'implique l'état actuel des routes dans cette direction sont nombreux et c'est dans ceux-ci que la mère du Président Laurent GBAGBO rendra l'âme après environ 11h de route.

Qu'avait fait le Président Ghanéen pour cette vieille Dame pendant son exile de plus trois (3) ans au GHANA ? Monsieur MAHAMA était-il au courant de son état de santé et de la décision de retour en Côte d'Ivoire par route de la mère du  Président GBAGBO ?

Les Ministères des Affaires Etrangères de deux pays dont dépendent les réfugiés avaient-ils fonctionné normalement afin de prendre des dispositions utiles pour que ce voyage qui ressemble fort à une évacuation sanitaire ne soit pas périlleux ? 

Que dire de cette triste situation tout autant désastreuse qui nous dépeint une classe dirigeante Africaine non avenante, sans compassion ni respect pour les aînés et les personnes vulnérables?

Sinon que de déplorer  l'amateurisme des chancelleries, des organismes nationaux et internationaux en cause dans ces dysfonctionnements que d'aucuns auront observé.

Que dire de l'état actuel des Droits de l'Homme en Afrique ? Sinon que de s'indigner de leur mise à mal flagrante constatée au travers des conditions inacceptables dans lesquelles cette femme âgée est décédée dans l'indifférence totale des services les plus habilités concernés par la prise en charge des  personnes âgées et vulnérables.

Nous y constatons ce qui peut ressembler à « de la non-assistance à personne en danger » qui est l'un des principes les plus élémentaires de l'altruisme, de l'humanisme et des Droits de l'Homme que nous avons souvent clamé à tue-tête sans en avoir les attitudes requises. 

Cette situation légitime énergiquement  la remise en question de toutes les parodies d'humanisme que nous entendons psalmodier dans les rhétoriques ronflantes des marchands de mirage d'altruisme que l'on compte dans les farandoles des dirigeants Africains.

Quelle valeur accorder alors à toutes ces cérémonies d'apparat que le pouvoir en place en Côte d'Ivoire entend organiser en cherchant à transfer à Yamoussoukro la dépouille d'une personne dont il n'aura pas pris soin en temps utiles ?

La récupération politique en cette matière est tout simplement regrettable et nauséabonde !

Josué MUKALENGE

Président d'AMI/OIMC  (Association des Médiations Interculturelles/France)

Sujet: la mère du Président GBAGBO est décédée pendant son retour à son village natal .

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