La migration serait davantage liée aux aspirations qu'au désespoir

30/04/2018 06:37

Selon une nouvelle analyse globale des intentions de migration, la migration volontaire serait plus fortement liées aux aspirations qu'au désespoir.  

En d'autres termes, la migration volontaire serait davantage motivée par les ambitions que par le désespoir, indique l'étude du Centre commun de recherche de la Commission européenne basée sur des enquêtes du bureau de recherche Gallup.

Même si cette analyse n'inclut pas les personnes contraintes d'émigrer telles que les réfugiés et les demandeurs d'asile, elles fournit de précieuses informations sur les migrants volontaires.

L'analyse a également montré qu'il existait un écart entre le souhait et le fait de migrer dans un autre pays.

Opportunités

Selon les chercheurs, les personnes qui se préparent à aller vivre à l'étranger sont plus susceptibles de le faire par aspiration à une vie meilleure, à de meilleures opportunités économiques et au développement de compétences plutôt que par désespoir.

Entre 2010 et 2015, environ 30% de la population de 157 pays à travers le monde ont exprimé le souhait de partir à l'étranger, tandis que moins de 1% des personnes ont réellement migré.

Cette analyse révèle que si le fait d'être insatisfait de son propre niveau de vie est associé à une plus grande probabilité de souhaiter et de planifier un déménagement à l'étranger, le lien avec la préparation concrète est moins clair.

Pour des régions telles que l'Afrique et l'Amérique latine, les personnes satisfaites de leur revenu ont une probabilité plus élevée de se préparer à migrer que celles qui sont insatisfaites.

Le pourcentage de la population exprimant le désir de migrer est une mesure imparfaite pour comprendre la migration potentielle, avancent les chercheurs.

Différences géographiques

Des facteurs comme notamment le fait d'être jeune, de sexe masculin, né à l'étranger, hautement scolarisé ou sans emploi sont tous fortement associés à une plus grande probabilité de se préparer à la migration internationale.

Selon cette étude, dans les pays riches, les personnes ayant un revenu individuel plus élevé sont moins susceptibles d'émigrer, contrairement aux pays pauvres où les personnes avec un revenu élevé ont davantage tendance à migrer vers un autre pays.