Le Billet de Tonton Jules

04/03/2015 12:15

Intempéries Madagscar

Les dirigeants ont failli dans la protection sociale.


L'union des journalistes malagasy pour les droits humains(UJMDH) estime que les dirigeants étatiques ont failli à leurs responsabilités, notamment dans la protection sociale.

Constat fait au vu des conséquences socio économiques incommensurables des inondations qui ont laissé d'énormes dégâts humains et matériels et de la famine qui fait des ravages dans le Sud de la Grande île. L'UJMDH exige ainsi des solutions pérennes et efficaces.

Les sinistrés et tous ceux qui ont du quitter leurs habitations en raison de la montée des eaux ou des risques d'éboulement ou de glissement de terrains, ignorent quand ils peuvent retourner chez eux et surtout ne voient pas du tout les mesures que les autorités prennent pour leur venir en aide.

Depuis hier, 02 mars dans la matinée BNGRC (Bureau national de la gestion des risques et des catastrophes) informe que des éboulements pourraient survenir au niveau de divers quartiers d'Antananarivo, aussi les habitants de ces quartiers ont été priés de quitter les lieux.

Près de 500 personnes ont dû être déplacées.

Leurs maisons se trouvent au pied d'une colline rocheuse dont les éléments risquent de s'effondrer à tout moment.

Or le pire n'est pas derrière eux. L'accalmie de dame nature n'a durée que le temps d'un week-end, la pluie est de retour et va durer plusieurs jours, prévoit le service météorologique.Ce dernier informe que deux masses nuageuses se sont formées au niveau du canal de Mozambique.

Ces deux masses nuageuses pourraient affecter le climat de la Grande île. Ainsi, des pluies abondantes vont encore être enregistrées durant les trois prochains jours.

D'ailleurs, ces deux masses nuageuses risqueraient de se transformer en dépressions tropicales, voire même en cyclone.

Aussi, le BNGRC maintient l'alerte rouge pour la capitale et ses environs et a notifié que Madagascar est un pays sinistré. L'Etat à travers le BNGRC, lance ainsi un appel à l'aide à la communauté internationale.


A part les visites éclairs médiatisées des deux communes les plus touchées Soavina et Sabotsy Namehana le weekend, on n'entend plus les dirigeants.

Aucune communication sur ce qu'ils vont faire à part cet appel à la communauté internationale. Comme si Madagascar est  le premier soucis de cette dernière !

"Tonton Jules"