Les bonheurs de la redevance en France: 30 millions d'euros de subventions pour une chaîne de télévision qui recueille... 0% d'audience certains soirs

25/11/2014 06:11

"Grâce à Hollande, son gouvernement et un parlement débridés, la terre ne ment plus, elle se contente de coûter une blinde : l'État, toujours plus impécunieux, cherche à remplir ses caisses par tous les moyens, et à mesure que les moyens disponibles se font plus rares, ils se font aussi de plus en plus douteux", écrit le blogueur libéral français H16 sur son site Hashtable.

Il cite pour exemple le cas de la redevance:

"On savait déjà que la redevance télévisuelle serait augmentée (discrètement) de trois euros pour atteindre 136 euros tout de même, soit à peu près trois fois l'inflation constatée.

Manifestement, tous les salaires ne baissent pas partout, et notamment pas dans les médias publics français à en croire la facture, en hausse donc, qui sera donc adressée à tous les contribuables. Le bonheur de vivre en Socialie mérite quelques sacrifices, après tout.

Mais cette petite hausse, connue, en cache peut-être une autre, plus substantielle et qui va certainement ouvrir un intéressant débat.

C'est le sénateur des Alpes-Maritimes, Jean-Pierre Leleux, du parti socialiste de droite UMP, qui a émis l'idée croustillante de taxer forfaitairement les résidences pour cette redevance audiovisuelle, indépendamment du fait qu'elles aient ou pas de poste récepteur.

Idée d'autant plus croustillante qu'elle se place en parallèle de celle du parti socialiste de gauche qui propose quant à lui d'étendre l'actuelle redevance à tous les types de récepteurs, ordinateurs, téléphones et tablettes inclus.

Apparemment, le combat pour une France plus taxée est maintenant embrassé avec fouge et passion par les deux « bords » de l'hémicycle qui s'en donnent à cœur joie pour trouver de nouvelles sources à un fisc décidément très gourmand.

Leleux, « homme libre et de conviction » (slogan de sa campagne sénatoriale) comme on peut l'être lorsqu'on émarge aux frais de la République, nous propose donc de payer pour un service qu'on peut potentiellement avoir (la présence d'une télé n'étant plus obligatoire).

C'est pratique et facilement extensible : à quand une taxe applicable à tous les adultes sur la cigarette, même celle qui n'est pas achetée ?

À quand une taxe foncière même pour les locataires, ces derniers étant des propriétaires en puissance ? Le bonheur fiscal créatif est sans fin !

Cette furie taxatoire audiovisuelle intervient de surcroît avec un timing endiablé au moment où l'on apprend que le service public de télévision, lourdement subventionné, entretient à nos frais des chaînes dont certaines ne sont pas regardées... du tout.

C'est ainsi que France Ô, la« chaîne de la multiculturalité » qui nage dans le bonheur sucré de 30 millions d'euros gratuits du contribuable, récolte certains soirs ... 0 (zéro) téléspectateurs.

D'un autre côté, la même redevance, qu'on veut étendre à toutes les plate-formes ou à tous les foyers, selon qu'on est à gauche ou à droite dans la Socialie détendue de la ponction, sert aussi à alimenter en fonds ces exotiques chaînes rigolotes comme Guadeloupe 1ère, de Wallis-et-Futuna 1ère, sans oublier Saint-Pierre-et-Miquelon 1ère, qui emploient des douzaines d'intermittents de l'information dont le désœuvrement les pousse parfois à travailler pour des boîtes de production privées...

Extrait de "Taxer, taxer, taxer, vraiment, y'a que ça de vrai !"