Les États-Unis visent un camp d'entraînement de l'EI

18/09/2014 20:29

La frappe aérienne s'est produite au cours des... (PHOTO HAMAD I MOHAMMED, ARCHIVES REUTERS) 

La frappe aérienne s'est produite au cours des dernières 24 heures «à proximité d'un camp d'entraînement» des djihadistes, au sud-est de Mossoul. PHOTO HAMAD I MOHAMMED, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse WASHINGTON

Les États-Unis ont visé un camp d'entraînement du groupe État islamique pour la première fois depuis le début de leur campagne aérienne en Irak, a indiqué jeudi le commandement américain chargé du Moyen-Orient et de l'Asie centrale (CENTCOM).

La frappe aérienne s'est produite au cours des dernières 24 heures «à proximité d'un camp d'entraînement» des djihadistes, au sud-est de Mossoul (nord).

Elle a détruit «un véhicule armé, deux bâtiments occupés par l'État islamique et une unité» militaire, a précisé le CENTCOM dans un communiqué.

Des frappes aériennes françaises en Irak

Le président français François Hollande a annoncé jeudi avoir donné son feu vert à des frappes aériennes pour lutter contre les djihadistes de l'État islamique en Irak, précisant que la France n'engagerait pas de troupes au sol.

«Ce matin, j'ai réuni le Conseil de défense et j'ai décidé de répondre à la demande des autorités irakiennes pour accorder le soutien aérien» à la lutte contre les djihadistes, a déclaré M. Hollande lors d'une conférence de presse.

Il a précisé que les premières frappes pourraient intervenir rapidement. Le Parlement sera informé «dès les premières opérations engagées, c'est-à-dire vite», a-t-il dit.

«Notre but est d'assurer la sécurité (...) en affaiblissant les terroristes», a expliqué le président français. «Nous n'irons pas au-delà, il n'y aura pas de troupes au sol, et nous n'interviendrons qu'en Irak», a aussi souligné François Hollande.

Depuis le début de la semaine des avions Rafale français, basés aux Émirats Arabes Unis, effectuent des missions de reconnaissance en Irak.

«Le mouvement terroriste (...) a prospéré dans le chaos syrien - disons-le aussi parce que la communauté internationale est restée inerte», a aussi déclaré François Hollande.

«Le monde est menacé gravement par un terrorisme qui a changé de dimension, qui n'a jamais disposé d'autant de moyens financiers, militaires, humains. Un terrorisme qui ne prétend plus seulement contester les États, mais prendre leur place.

Un terrorisme qui s'en prend à la population, la plus fragile, quelle que soit sa religion», a-t-il déclaré.