LETTRE OUVERTE AU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES, LE QUAI D'ORSAY, CITADELLE IMPRENABLE COUPEE DES CITOYENS...

15/12/2014 11:22

Photos(c)AMI/OIMC 2014

Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères,

Nous avons le regret que le courrier de notre association à l'adresse du Ministre des Affaires Etrangère ne soit ni traité, ni prise en compte malgré l'envoi avec Accusé de Réception pour solliciter auprès de vous un rendez-vous pouvant nous permettre de vous remettre 41.000 signatures de français que la pétition de notre association a pu réunir, pour appuyer la demande de  grâce en faveur Madame ASIA BIBI condamnée à mort au Pakistan.

N'ayant obtenu aucune suite à notre demande, munis de notre preuve de réception (AR) de notre courrier par les services du Ministère, nous nous sommes présentés au Quai d'Orsay en délégation dans l'espoir d'y trouvé un interlocuteur ou un service dédié à un tel dévouement citoyen pour vous faire parvenir notre pétition et ses signatures en présence de médias et organismes promoteurs de pétitions en ligne notamment « Mes Opinions.com » qui aussi a effectué le déplacement de Paris pour voir ce que deviennent au quotidien les pétitions éditées.

L'absence d'interlocuteur au sein même du ministère sur l'objet de notre déplacement et la vacuité des messages téléphoniques obtenus sur place en passant d'un interlocuteur anonyme à l'autre et d'un service anonyme à l'autre sans succès, l'un comme l'autre ne sachant où nous orienter .

C'était un parcours du combattant, c'est le cas de le dire, pour faire aboutir une telle démarche, nous étions à la solde de l'humeur des fonctionnaires du Quai d'Orsay. 

Faute de service dédié spécialement aux causes de ce type concernant les URGENCES des Droits de l'homme que la France se doit de défendre au quotidien dans le monde de par les raisons historiques du cheminement de son destin universel, nous sommes sortis des labyrinthes du ministère avec la nette impression que celui-ci ne relai pas avec force les ressentis des citoyens français qui se battent pour les droits de l'homme.

Apparemment ils n'ont pas droit au chapitre dans les préoccupations ministérielles plutôt feutrées sur la défense des Droits de l'homme OUBIANT QUE L'ADN ET LA RAISON D'ETRE DE NOTRE PEUPLE SONT DE FACON INDELLEBILE MARQUES EN PIERRE BLANCHE DANS LE SUBCONSCIENT DE L'HUMANITE COMME PAYS DES DROITS DE L'HOMME ; ce qui est le premier titre de noblesse de notre peuple.

Le manque d'automatisme dans les procédures franco-françaises de prise en charge des revendications populaires pétitionnaires de la société civile nous rappelle la récurrence de la problématique « des mille feuilles » de notre administration qui amenuise notre positionnement au niveau planétaire en nous faisant perdre des points dans le rang mondial au point de devenir aujourd'hui selon certains indicateurs une « démocratie dite parfaite » positionnée au 29è rang, du fait qu'entre autres notre administration est moyennement cotée à 7,14 par les mêmes indicateurs.

Notre administration malhabile reste ainsi visiblement inaccessible aux citoyens et a du mal à tenir compte de ses aspirations les plus profondes. Pour arriver à ce constat, nous nous sommes permis de scruter du fond en comble l'organigramme du Ministère des Affaires Etrangères pour identifier les moyens qu'il a à foison, en épinglant par nous-mêmes « la direction des affaires juridiques » qui est l'œil et l'oreille du Ministre des Affaires Etrangères du fait qu'il est en charge des droits de l'Homme et « placée sous l'autorité d'un directeur, jurisconsulte du ministère, qui conseille le ministre.

En effet, « sa direction répond aux demandes de consultation sur des points de droit international qui peuvent lui être adressées par d'autres ministères. » OU SERAIT ALORS PASSE NOTRE COURRIER ? 

Nous aimerions que cette direction sache aussi que le peuple français qui donne mandat aux hommes politiques, a aussi des droits constitutionnels à faire valoir individuellement et collectivement au niveau international, concernant les Droits de l'homme dans le monde.

Comment expliquer donc que cette direction fonctionne en vase clôt quand 41.000 signatures des françaises et français lui sont apportées en mains propres dans une clé USB de 5g par une association agissant avec les petits moyens de ses membres dont la plupart sont venus de plus de 500 km pour venir exprimer leur soutien à la libération d'une prisonnière ASIA BIBI oubliée depuis plus de 4 ans dans les geôles d'un pays autoritaire et fanatique qu'est le Pakistan malgré son adhésion à la « communauté internationale » par sa présence en tant que membre de l'ONU qu'il défie dans le cas d'espèce en foulant aux pieds Charte, Conventions et Pactes internationaux dont la Convention de New York de 1948 contre la torture et tout traitement inhumain et dégradant, faisant ainsi des tyrans ceux qui bernent le monde ?

Et pourtant, dans l'organigramme du ministère des Affaires étrangères, cette direction « représente l'État devant les instances internationales à caractère arbitral ou juridictionnel, notamment devant le tribunal de première instance, la Cour de justice des Communautés européennes et la Cour européenne des droits de l'homme. »

Qui plus est, cette direction est aussi « consultée sur tout projet de traité ou d'accord international et associée en tant que de besoin à la négociation de ces instruments. »

Comment alors expliquer qu'aucun service du Ministère que nous avions contacté ne soit en mesure de nous orienter, malgré la présence de tant de Directions et de sous-directions érigées en citadelle imprenable avec ses myriades de sous-directions chargé du droit :


                    * la sous-direction du droit international public

    
                    * la sous-direction du droit communautaire et du droit international économique

    
                    * la sous-direction des droits de l'Homme

    
                    * la sous-direction du droit de la mer, du droit fluvial et des pôles

    
                    * la sous-direction des accords et des traités

Que fait donc la Directions des affaires juridiques qui en est responsable. Comment traite-t-elle les courriers adressés au Ministre des Affaires Etrangères lorsqu'il y a une telle mobilisation des français sur une cause relevant des Droits de l'homme ?

Ne faut-il pas finalement la présence au Ministère des Affaires Etrangères la présence d'un citoyen assermenté, sans engament de politique politicienne, « un Médiateur de la République chargé du suivi des revendications pétitionnaires » à porter au Ministre pour que le peuple français ne se sentent pas exclu de parler et de militer collectivement et individuellement des droits de l'homme ?

Nous étions même dans l'obligation de nous en remettre au parti majoritaire au parlement où un accueil sommaire nous a été réservé pour n'en tirer qu'une carte de visite et sommaire interrogatoire idéologique où notre interlocuteur s'est évertué  à savoir pourquoi nous nous dévouons tant à cette cause en nous demandant de lui écrire pour qu'il nous communique la ligne du parti sur la situation d'ASIA BIBI en nous mettant encore à la lisière d'une autre citadelle imprenable et inaccessible aux citoyens lambda que nous étions.

Ce qui effarouché un des nôtres qui avait ainsi tenu à rendre sa carte de parti  à Monsieur Karim Pakzad qui nous lit en copie.  

Réitérant notre disponibilité de remettre en mains propres les 41.000 signatures à transmettre au notre ministre des Affaires Etrangères pour soutenir auprès de lui la demande de grâce  d'ASIA BIBI, nous restons à votre écoute pour toute proposition de rendez-vous.

Dans cette attente, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, nos salutations distinguées.

Josué MUKALENGE                                                            Bernard SOBKOWIAK

Président d'AMI/OIMC                                                     Vice-Président d'AMI/OIMC Chargé de l'international

 

Copies 

 -    Monsieur le Président de la République Française

 -    Mon Karim Pakzad Coordinateur « pôle mondialisation » au siège du PS