Menaces de mort à l'IUT de Saint-Denis : un rapport accablant

14/02/2015 12:12

Le Point - Publié le

Le directeur avait été agressé après s'en être pris à une association qui vendait des sandwichs halal et où 30 tapis de prière avaient été retrouvés.

Vue de l'université Paris-XIII-Villetaneuse.

Vue de l'université Paris-XIII-Villetaneuse. © Frédéric DUGIT / Maxppp


L'université Paris-XIII est à nouveau au coeur d'une actualité dont elle se serait bien passée.

On apprenait mardi qu'un enseignant vacataire de Villetaneuse, l'un des trois campus de l'université, avait été démis de ses fonctions après avoir refusé de donner cours devant une étudiante voilée.

Mercredi sont mises en lumière les inquiétantes pratiques de l'IUT de Saint-Denis. Selon RTL, un rapport de quatorze pages sur l'affaire qui avait secoué l'établissement au printemps 2014 doit en effet être remis à Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

En mai dernier, le patron de l'IUT Samuel Mayol avait été physiquement agressé à Paris après avoir reçu une quinzaine de lettres de menaces de mort, écrites pour certaines en arabe.

Une enquête avait alors été confiée à l'Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche.

Les enquêteurs pensent, souligne RTL, que Samuel Mayol a payé là son combat contre une association implantée dans l'IUT, "L'Ouverture", qui vendait sans autorisation des sandwichs halal et dans le local de laquelle trente tapis de prière avaient été retrouvés après une spectaculaire alerte à la bombe.

Surtout, note RTL, le rapport pointe du doigt un proche de cette association, Rachid Zouhhad, élu en 2012 directeur du département "Techniques de commercialisation" et démis de ses fonctions l'an dernier par Samuel Mayol à la suite de "dysfonctionnements administratifs".

Le rapport relève, selon la radio, "son incapacité à faire fonctionner son service, sa tendance à recruter des vacataires en dehors de toute procédure ou à nommer ses proches à des postes importants sans aucune justification".

À l'époque, Rachid Zouhhad avait nié tout recours à des emplois fictifs et s'était dit totalement étranger aux menaces de mort reçues par le directeur de l'IUT.

https://www.lepoint.fr/societe/menaces-de-mort-a-l-iut-de-saint-denis-un-rapport-accablant-11-02-2015-1904099_23.php