Obama salue la «force de la coalition» contre l'EI

23/09/2014 20:05

«La force de cette coalition démontre clairement au... (PHOTO JIM WATSON, AFP)

«La force de cette coalition démontre clairement au monde qu'il ne s'agit pas simplement du combat de l'Amérique», a déclaré le président Obama.PHOTO JIM WATSON, AFP

Agence France-Presse WASHINGTON Le président Barack Obama a salué mardi la «force de la coalition» qui a attaqué pour la première fois les djihadistes de l'organisation État islamique (EI) en Syrie, preuve selon lui que les États-Unis ne sont pas seuls dans ce combat.

«La force de cette coalition démontre clairement au monde qu'il ne s'agit pas simplement du combat de l'Amérique», a déclaré M. Obama qui a souligné le soutien de ses «amis et partenaires» dans cette opération: Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Jordanie, Bahreïn et Qatar.

«Les peuples et les gouvernements au Moyen-Orient rejettent l'EI et défendent la paix et la sécurité que la région et le monde méritent», a-t-il poursuivi lors d'une brève allocution depuis la Maison-Blanche, avant de s'envoler pour New York où il doit participer à l'Assemblée générale de l'ONU.

Précisant qu'il rencontrerait pour la première fois à New York le nouveau premier ministre irakien Haïdar al-Abadi, M. Obama a indiqué qu'il entendait «continuer à renforcer la coalition» face à la «grave menace pour la paix et la sécurité» que représente l'organisation de l'État islamique.

«Cet effort prendra du temps, nous ferons face à des difficultés, mais nous ferons ce qui est nécessaire pour combattre ce groupe terroriste», a-t-il assuré.


Une menace contre les intérêts américains «éliminée»

Le président américain a par ailleurs confirmé que des frappes avaient été menées pour empêcher une attaque contre des intérêts américains par des membres du groupe Khorassan, formé d'ex-combattants d'Al-Qaïda.

«Une nouvelle fois (...) nous ne tolérerons pas l'existence de refuges pour les terroristes qui menacent nos ressortissants», a-t-il dit.

Les frappes des États-Unis et de leurs alliés arabes mardi ont été menées au moyen d'avions de chasse, de drones, de bombardiers et de 47 missiles Tomahawk tirés depuis des navires américains opérant dans les eaux internationales de la mer Rouge et du Golfe, selon le Pentagone.

Les États-Unis ont «éliminé» en Syrie des membres du groupe Khorassan, formé d'ex-combattants d'Al-Qaïda, qui menaçaient leurs intérêts, avait annoncé mardi un porte-parole du Pentagone, John Kirby.

«Nous croyons que les individus qui préparaient et complotaient (...) ont été éliminés», a déclaré le contre-amiral John Kirby sur la chaîne ABC.

Outre l'organisation de l'État islamique, les États-Unis ont frappé dans la nuit de lundi à mardi, le «groupe Khorassan» formé d'ex-combattants d'Al-Qaïda dans la région d'Alep (nord) en Syrie, selon le Pentagone. Les raids «visaient à mettre en échec une attaque imminente préparée par ce groupe contre les intérêts des États-Unis et des Occidentaux».

«Nous continuons à évaluer la situation» sur le terrain, a ajouté le porte-parole du Pentagone sur CNN, mais «tout indique que nous avons frappé ce que nous visions et continué d'interrompre les complots contre l'Europe ou le sol américain».

Le «groupe Khorassan» est affilié à Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Il a fait état de 50 combattants d'Al-Nosra tués dans les frappes.