Objectifs du millénaire : Les États doivent respecter leurs engagements d'ici 2015

18/09/2014 22:18

L'Objectif du Millénaire numéro 8 : un partenariat mondial pour le développement.


Selon un nouveau rapport présenté jeudi par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) a produit des résultats mitigés en matière d'accès élargi des pays les plus pauvres à l'aide, au commerce, à l'allègement de la dette, aux médicaments essentiels et aux technologies.

Les conditions de vie de millions de personnes dans le monde se sont améliorées grâce aux efforts concertés entrepris à l'échelle mondiale, régionale, nationale et locale pour réaliser les OMD.

Il ressort de statistiques récentes que certaines cibles ont déjà été atteintes, notamment la réduction de la pauvreté, amélioration de l'accès à l'eau potable, amélioration des conditions de vie des habitants des taudis et parité des sexes dans l'enseignement primaire. D'ici fin 2015, d'autres objectifs pourraient être atteints. Mais beaucoup reste à faire.

« Aujourd'hui plus que jamais, les dirigeants et citoyens du monde entier doivent résolument prendre part à l'action collective qui vise à éliminer la pauvreté, élever le niveau de vie et préserver l'environnement », a indiqué M. Ban dans un communiqué de presse.

 « J'engage tous les gouvernements et les institutions internationales à continuer de renforcer le partenariat mondial pour le développement, afin que nous puissions marquer le commencement d'un avenir plus viable. »

Le Groupe de réflexion sur le retard pris dans la réalisation des OMD indique que les engagements pris au titre de l'objectif sur la mise en place d'un partenariat mondial pour le développement ont permis d'atteindre certains objectifs, mais que les progrès restent lents sur d'autres.

Cet objectif a été établi pour demander aux pays développés de fournir un appui aux pays en développement pour les aider à atteindre les OMD, notamment ceux qui concernent la réduction de la pauvreté, la faim et la mortalité maternelle et infantile, l'amélioration de l'accès à l'éducation et la viabilité écologique.

Selon M. Ban, le rapport met l'accent sur l'écart qui persiste entre les engagements pris et la coopération effective, l'objectif ultime étant d'aider la communauté internationale à le combler.

L'accès aux marchés en franchise de droits et hors quota a été élargi aux exportations des 49 pays les moins avancés, mais les subventions agricoles dans certains pays développés restent profondément ancrées.

L'allégement de la dette des pays les plus pauvres a augmenté, mais les petits États continuent de se heurter à des problèmes de soutenabilité de la dette.

L'investissement privé a permis aux pays en développement d'avoir davantage accès aux télécommunications, à un coût moins élevé, mais il faut accélérer les progrès pour réduire les écarts avec le reste du monde.

En outre, de trop nombreuses personnes continuent d'être privées d'accès aux médicaments essentiels à un coût abordable.

Après deux années de baisse, l'aide publique au développement a atteint un niveau record, avec 135 milliards de dollars en 2013, mais elle est restée inférieure de 180 milliards de dollars par rapport aux engagements pris et renouvelés par les États Membres de l'ONU.

Cette reprise tient en grande partie à l'accroissement de l'aide multilatérale et de l'aide humanitaire. Plusieurs pays ont soit augmenté le montant de l'aide en 2013, soit atteint l'objectif consistant à lui consacrer 0,7% de leur revenu national brut.

Les pays qui y ont consacré plus de 0,7% du revenu national brut étaient les suivants : Danemark, Luxembourg, Norvège, Royaume-Uni et Suède. En 2013, l'Allemagne, l'Autriche, les États-Unis, la Finlande, l'Islande, l'Italie, la Pologne et la Slovénie ont augmenté leurs budgets d'aide, mais n'ont pas atteint l'objectif de 0,7%.

D'après le rapport, l'aide continue d'être fortement concentrée, les 20 premiers bénéficiaires reçoivent en effet plus de la moitié de toute l'aide. Bien qu'en 2013, le montant de l'aide ait augmenté de 12,3% pour les 49 pays les moins avancés, l'aide bilatérale à l'Afrique subsaharienne a diminué de 4% entre 2012 et 2013, se chiffrant à 26,2 milliards de dollars.