RDC : le Conseil de sécurité rappelle que la 'neutralisation' des FDLR reste une priorité

04/10/2014 08:45

Des casques bleus en patrouille avec des soldats de l'armée congolaise en République démocratique du Congo (RDC). Photo ONU/Sylvain Liechti

Les membres du Conseil de sécurité ont rappelé vendredi que la « neutralisation rapide » du groupe armé des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) représente une priorité absolue pour assurer la stabilité et la protection des civils en République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs.

Les 15 membres du Conseil ont indiqué que le 2 octobre a marqué le milieu de la période de six mois pour la reddition volontaire des FDLR tel que convenu lors de la réunion des ministres de la Défense de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs (CIRGL) et de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), le 2 juillet.

Depuis cette date, « aucune reddition volontaire des membres des FDLR a eu lieu et les FDLR n'ont pas réussi à tenir leur promesse de démobilisation volontaire », a affirmé le Conseil de sécurité dans une déclaration à la presse.

Les dirigeants et les membres des FDLR sont parmi les auteurs du génocide de 1994 au Rwanda, a rappelé le Conseil. Les FDLR, qui ont continué de promouvoir la violence et de commettre des meurtres et d'autres crimes au Rwanda et en RDC, font l'objet de sanctions de l'ONU.

Les membres du Conseil ont réaffirmé leur soutien aux initiatives régionales prises par la CIRGL et la SADC pour mettre fin à la menace des groupes armés. Ils ont souligné que « seuls des progrès considérables  vers la démobilisation complète des FDLR pourraient justifier une prolongation de la trêve militaire contre les FDLR ».

Le Conseil a déclaré qu'il évaluerait le processus par le nombre d'armes remises à la MONUSCO, le nombre de combattants démobilisés et transférés volontairement vers des zones déterminées par le gouvernement de la RDC, en coordination avec la MONUSCO, et le transfert du contrôle sur le territoire aux autorités de la RDC.

Le Conseil a de nouveau appelé le gouvernement de la RDC, en coordination avec la MONUSCO, à entreprendre une opération militaire contre les dirigeants et les membres des FDLR qui ne s'engagent pas dans le processus de démobilisation ou qui continuent à commettre des violations des droits de l'homme.