Soros : "Les jours de Facebook et Google sont comptés"

05/02/2018 10:26

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Arnaud Lefebvre editor express

Selon le milliardaire et philanthrope Georges Soros, les entreprises Facebook et Google sont responsables d'une série de problèmes dont nous commençons àpeine à prendre conscience.  

Lors du World Economic Forum de Davos, Georges Soros a prédit que la réglementation et la fiscalité détoneraient bientôt Facebook et Google. Selon Soros, les deux principaux acteurs du secteur technologique se comportent comme des monopoles puissants qui nuisent aux individus, aux marchés et à la démocratie.

Soros a profité de cette intervention pour apporter son soutien aux règles plus strictes imposées aux géants de l'Internet par l'Union européenne.

Une série de problèmes qui commencent à peine à apparaître

"Facebook et Google sont devenus des monopoles de plus en plus puissants. Ils sont en outre devenus des obstacles à l'innovation et ils ont causé une série de problèmes dont nous commençons à peine à prendre conscience", a déclaré Soros. 

Selon le philanthrope, les autorités américaines, entre autres doivent s'inspirer de l'attitude de Margrethe Vestager, commissaire européenne à la concurrence qu'il a qualifiée de "Némésis" des monopoles technologiques américains. 

Ce dernier a également indiqué que ces groupes technologiques s'apparentaient fortement aux monopoles de la fonction publique, raison pour laquelle ils devraient être soumis à la même réglementation stricte que les servicespublics.

Selon Soros, il est également évident que ces entreprises technologiques sont prêtes à collaborer avec les gouvernements de régimes autoritaires, notamment la Chine, pour avoir accès aux marchés importants.

Par conséquent, ces nations totalitaires risquent d'avoir accès à des données sensibles. Par ailleurs, ces entreprises en ligne se comportent comme des casinos, a encore ajouté le milliardaire.

Comme des sociétés de jeux de hasard

Selon Soros ces entreprises encourageraient, tout comme les sociétés de jeux de hasard, la dépendance des utilisateurs à leurs services.

Récemment, plusieurs voix se sont élevées pour expliquer que les "likes" sur les réseaux sociaux stimulaient le production de dopamine dans le cerveau, créant ainsi un sentiment de bien-être."Soros est souvent critiqué dans les milieux conservateurs américains", souligne le Washington Post.

"Son attaque contre le secteur technologique semble cependant le signe d'une convergence croissante entre dirigeants progressistes et conservateurs, de plus en plus convaincus que le secteur technologique a une influence perverse sur le pays.

" Soros dit être convaincu que la domination mondiale des monopoles américains de l'informatique sera vite mise à mal. Selon lui, Davos était l'occasion choisie pour affirmer que leurs jours sont comptés.