Surtout pas de Vagues !

05/11/2020 09:37

Subrepticement, une information tomba du cyber espace : une chose bizarre se déroulait sur les territoires de Yuan -yang-Yunnan en Chine continentale. C’était loin, très loin.  Les autorités chinoises parlaient vaguement d’un foyer autour du marché de Yuan, une sorte de fièvre infectieuse avec des troubles respiratoires aigus, suivi d’une détresse massive, de nécroses et enfin souvent, la mort.

Les autorités Chinoises transmirent alors la séquence génétique, très vite l’on sut qu’il s’agissait d’une souche de coronavirus dont on ne put en attribuer l’hôte originel sinon suspecter le Pangolin, enfin, l’on comprit qu’il s’agissait d’une souche virale inconnue de coronavirus que l’on nomma SARS-CoV-2 et ses symptômes Covid-19.

En fait, ce virus, circulait en chine continentale à bas bruit et sa dynamique asymptomatique contagieuse n’a été constatée que tardivement.

Les trains, les navires, les aéronefs et la circulation des biens et des personnes dans le « tintamarre de la mondialisation en marche », n’affecta pas les marchés.  L’homme si proche du transhumanisme, si loin de la douleur et de la mort, ne savait pas encore que ce petit virus allait transformer sa vision du monde par une douleur métaphysique et psychique profonde.

Tant et si bien que les démocraties allaient vaciller sur leurs bases constitutionnelles. 

Les autorités chinoises firent le nécessaire, intégrant vite   tout l’intérêt de démontrer au monde la supériorité de leur modèle politique à travers la gestion sanitaire et la suprématie de leur économie.

En Europe, les émeutes des classes moyennes, les « gilets jaunes », faisaient rage et les symboles de la république et de la culture furent brulés, dégradés, saccagés piétinés.  La peur régnait, non pas dans le peuple, mais dans l’élite ou prétendument élite.

La capitale, les provinces sombraient peu à peu dans le chaos, le Prince sortit alors de son palais pour tenter de parler, ce qu’il ne faisait qu’en certaines extraordinaires circonstances, toujours en majesté.

De l’argent tomba et le peuple se tût, les affaires reprirent et les hommes de circuler, avec eux, un voyageur clandestin, un migrant sans visage, un invisible, un ectoplasme s’agrippa, aux plis du nez et sur la langue pour atteindre les Palais et les masures.

Il était là, on nous l’avait présenté, on l’avait fiché « S-g- » (Small-Grippette), puis on l’avait laissé dormir dans un dossier Excel.

Les journaux, les quotidiens, les réseaux sociaux, les médias TV mainstream, cherchant la manchette qui fait vibrer la ménagère de moins de cinquante ans, trouva grâce à « Coco » le pigiste de service, un truc qui pourrait faire rire la France entière.

Depuis l’Italie, un pays prisé par nos concitoyens pour ses contrées insouciantes et quelques peu surannées, un vent d’inquiétude se mit à se diffuser, surtout des signaux d’alerte de quelques médecins hospitaliers.  En chine des populations étaient confinées dans ce lointain centre industriel de Yuan, connu uniquement de quelques voyageurs et d’un plus grand nombre d’importateurs exportateurs hexagonaux, quant à nos missions diplomatiques avancées, elles devaient être occupées à parcourir les ors des ambassades et courir les palaces et cocktails arrosés, car rien ne filtra.

On ne pourra même pas dire que certains hommes d’affaires français eurent le nez creux tant ils ne prirent pas le soin de vérifier discrètement, la véracité des milliards de masques FFP2 ou chirurgicaux, ils auraient fait un tabac en France et se seraient vite enrichis, ils auraient dû savoir que la technostructure n’est pas le lieu sacré de l’agilité d’esprit.

Enfin, dans l’Est de la France, une congrégation religieuse vint à prier collectivement puis, chacun s’égailla dans la nature, jusque dans les territoires ultra- marins.

 La dramaturgie était en place, les trois coups d’une pièce rocambolesque, en plusieurs actes pouvaient alors se jouer à guichet fermé.

 Acte I 

 Ce fut le confinement et les pénuries, l’incurie, la dissimulation, la cacophonie des mandarins, l’avènement de nouveaux acteurs d’une télé-réalité macabre, chacun(e) eut son mot à dire. Une bacchanale de troubadours, de forains, de fous du roi, de marchands ambulants vint tenir des discours pompeux ou se mélangeaient des airs de chansonnette et des Ipsi Te-Deum.

L’on vit même des sachant(e)s ébouriffé(e)s et d’autres bien coiffé (e)s et poudré(e)s, le sourire fat et perpétuel, aux lèvres écarlates, montrer d’un manucuré doigt, le ciel oppressant, chargé et de rappeler qu’il fallait les écouter respectueusement car eux seuls savaient comprendre le sens des oracles, dans le sang des remugles de viscères pulmonaires.

En fait, nul ne savait comment éradiquer cette peste, ce « Sida de l’air ».

Elle se rependit comme une trainée de poudre de salpêtre et envahit les lits de Réa’ dont on apprit qu’ils manquaient à l’appel.

On tenta de s’enquérir des masques disponibles, mais déjà les pillages étaient à l’œuvre.

Ceux qui restaient, l’administration, de peur de se faire mettre au placard, s’empressa de les détruire sous couvert d’une date de péremption.

D’autres administrations se tournèrent alors vers les importateurs, hélas, les masques on n’en avait plus.

Les autorités alors, placées devant un dilemme, dirent au peuple de France, que cela ne servait à rien.

Alors les juristes se mirent dans la farandole : « confinement, état d’urgence sanitaires, déconfinement, contamination, re confinement, état d’urgence prolongé », l’auteur méconnu de « La ligne de chemin de fer de Perpignan à Villefranche » en fut même récompensé et devint le premier des ministres.

Sitôt la fin des applaudissements des confinés, désormais en vadrouille et guillerets, nombres d’applaudis en blouse blanche et bleue s’enfuirent à marche forcée, des champs de bataille, et, sans attendre, abandonnèrent les lits des mourants et des sauvés par miracle, en catimini, tout en songeant qu’on ne les y reprendrait plus. 

La Chouannerie se mit à grogner, gronder puis se rebeller. On la bâillonna.

Cela ne suffisant pas, on la priva de tout.

Plus de fêtes, plus de vins, plus de plaisirs.

Alors les maitres sanitaristes se mirent à se mouvoir en côtoyant le pouvoir, ne pouvant le prendre, se mirent à conseiller le Prince. Horreur !  Chacun sait que le médecin n’est pas l’altruiste de service, blindé il est, sa SUV flambant neuve, il ne souhaite pas la perdre, même si le carabin ne sait rien, il sait au moins psalmodier le latin vulgaire.

Le prince est dans de sales draps, il doit se retourner, les échéances nauséeuses approches et il faut éviter l’opprobre. Il chercha quelques temps et trouva son acte II.

Acte II

Féru d’histoire de France, Il se tint à peu près ce langage : « il faut remonter à 1957-1958 et à 1968-1969 pour trouver des épidémies de grippe saisonnière ayant fait plus de victimes en France que la Covid-19 », les grimoires d’histoire, lui parlèrent du premier monstre, pour le second, il était presque né, le divin bambin. Cette saine lecture lui susurra une idée digne de sa grandeur.

L’idée germa vite en lui :

« Les hommes oublient les batailles ignorées, oublient les chiffres, il est donc nécessaire de séquencer avec une progression de sioux, les données du nombre de décès, « ni trop, ni trop peu », de plus les héritages de grand’ papa sont longs à venir ; forcer les choses ne déplairait point à l’Opinion ».

Parallèlement, il faut que ce peuple d’irrespectueux ingrats, ne soit plus dans l’envie de s’attaquer aux pouvoirs séculiers.

Ainsi, voici ce qu’il fit :

« Un acte majeur tous les trente mil morts, un relâchement de carnaval, un second acte de trente mil morts, un relâchement de vacances, Un acte III de trente mille morts et ainsi de suite ».

« La mémoire des peuples et leur besoin primal de vivre, c’est d’oublier tant et si bien que l’on peut leur faire digérer, sans gros risque un « petit cent mil morts ». »

Quelques petites Commissions plus tard, ses agents sanitaristes et son groupe hétéroclite de doux spadassins élus et collés à ses basques, lui concocteront bien une statistique exponentielle qui prouvera le grand nombre de morts en excès évités avec de la vraie grippe et de l’affreuse gastro saisonnière.

La morale de l’histoire n’est pas très reluisante sinon efficace, plutôt qu’un cataclysme, un tsunami avec plusieurs vagues scélérates, c’est ainsi que l’on ne fait pas de vague à l’âme !  Comme le sage le dit : « peu importe le nombre d’œufs cassés dans la poêle, cela ne fera qu’une omelette qui passera directement de la bouche à l’estomac, de l’estomac au sphincter ».

L’Acte III s’écrit dans la douleur de l’enfantement, avec du suspense, des gisants et les blessés d’une sale guerre qui ne dit pas son nom, bousculée par de sanglantes guérillas de vilains en « Istos » qui découpent consciencieusement, la France des valeurs, en « tranche de pâtée de tête ».

Non surtout pas de Vagues ! Chut !  Ici on meurt en silence et résignation.

José manuel BOUDEY

« Duo praetendit unus »

Ecrit, ce jour d’Hui, le 30 Octobre, an de grâce 2020